Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Fernard Hessel

Le cardiologue Fernand Hessel a réalisé toute sa carrière à Mulhouse. Retraité, il n’a jamais raccroché sa blouse blanche. La médecine, c’est sa vie, et la personne à soigner est au centre de son activité. Il reste également engagé dans plusieurs fondations et s’investit pour le système de télémédecine.

 

 

 

Sa mère était originaire de Soultz-sous-Forêts et son père était allemand, naturalisé français en 1935.

En 1942, la famille fuit dans le Lot-et-Garonne.
Puis toute la famille reçut l’autorisation de rejoindre Zurich, où l’un des grands-pères résidait.

En 1944, il se retrouve avec ses parents à Sarreguemines, sa ville d’origine. En 1952, la famille s'installe à Mulhouse, et Fernand Hessel rejoint alors le lycée de garçons, rue Huguenin.
Il développe une passion pour les livres, dès l’âge de 12 ans, tout en s'intéressant à la biologie.

Accepté à la faculté de médecine de Strasbourg en 1954, il se lance dans la lecture d’ouvrages spécialisés en cardiologie. Au début de sa carrière médicale, il rencontre ceux qui seront ses mentors : René Fontaine, René Kieny, Charles Dubost et Raymond Voegtlin.
Entré dans la profession en 1961, il s'oriente vers la cardiologie.

Depuis 1982, Fernand Hessel est engagé dans la direction de trois fondations. Via la Fondation Wallach, il a développé le versant social et éducatif à destination des personnes âgées. « Aujourd’hui, nous sommes engagés dans le développement de technologies qui permettent aux personnes âgées de rester le plus longtemps possible à la maison. Nous sommes également investis dans la prévention des maladies cardiaques, avec l’organisation de congrès internationaux sur la mort subite. Nous participons à l’installation de défibrillateurs dans le Haut-Rhin, via la Fondation Lucien Dreyfus, créée lors de l’ouverture du service cardiologie de la clinique du Diaconat à Mulhouse. » Cette fondation est également engagée dans le respect du souvenir du capitaine Dreyfus, natif de Mulhouse. Enfin, sa présidence de la Fondation Spiegel lui permet d’apporter un soutien aux étudiants mulhousiens pour des formations. « Nous distribuons une cinquantaine de bourses par an. Depuis 2003, nous avons investi 2,2 millions €. »

 

« L’Alsace me manque » : Zvardon confiné en Guadeloupe

Grand Prix 2019 de l'Académie d'Alsace, le photographe Frantisek Zvardon est confiné en Guadeloupe où, début mars, il réalisait un reportage dans les forêts de montagne. Ce Tchèque, bourlingueur dans le monde entier, vient de publier, sur le site Eurojournalist, une belle déclaration d'amour à l'Alsace.

http://eurojournalist.eu/frantisek-zvardon-mon-alsace/?fbclid=IwAR23U9vk16zGQmYz1pGOZHgHWMKXUu4fgpPHlTQNSb9YjcsQSPHZl1tETEM

 

 

L'Edito

Savoir d’où l’on vient,
pour préparer l’ « après »

La terrible épidémie qui ravage le monde a mis à mal les certitudes, bousculé les perspectives et réduit à néant les expertises. L’humanité, nue et tremblante comme après un cataclysme, s’interroge avec angoisse : de quoi demain sera-t-il fait ?
Le courage et la volonté, mais aussi la foi en la générosité et la création, seront les moteurs du redressement. Celui-ci aura lieu, même si nul n’en sait la forme et le calendrier.
Il est indispensable de commencer à y réfléchir, sans tabou, avec le cerveau et le cœur orientés à 360°, comme un radar cherchant des signes nouveaux.
Diffusées début mars, les Annales de l’Académie d’Alsace ont opportunément livré une histoire de notre compagnie (voir par ailleurs sur ce site). Elles donnent une réponse à la question de notre utilité dans le corps social : mobiliser des énergies et des bonnes volontés venues d’horizons différents, dans la recherche désintéressée d’un bien commun pour notre temps
Au lendemain du décès d’un de nos membres parmi les plus éminents, le professeur Francis Rapp, historien médiéviste à la brillante carrière, qui avait l’Alsace chevillée au cœur, une Alsace de tolérance et d’humanisme, savoir d’où l’on vient, méditer sur les drames passés pour contribuer à un monde d’harmonie, voilà la plus noble des éthiques, la plus féconde aussi.
L’Académie d’Alsace, dans l’esprit de ses pères fondateurs après la guerre, aura à ressourcer et à relier aux défis de l’ « après épidémie » sa belle mission.
Nous y reviendrons.


Bernard Reumaux

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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