Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Gabrielle Claerr-Stamm

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Gabrielle CLAERR STAMM et présidente de société d’histoire

 

 

 

Section

Sciences de l'Homme


Données professionnelles

Après des études à l’Ecole normale de Sélestat et de Guebwiller, elle a enseigné pendant une quinzaine d’années à Wittelsheim, avant d’entrer dans le notariat.

Elue en 1975 au comité de la Société d’histoire de Thann sous la présidence de Joseph Baumann, elle a travaillé à l’inventaire du patrimoine du Musée de Thann. En 1977, Paul Stintzi l’appela au comité de la Société d’histoire du Sundgau. Elle lui a succédé l’année suivante au poste de secrétaire générale et depuis 1993, a assuré la présidence de la Société. Rédactrice de l’annuaire de la Société depuis 1979, elle en a publié un index des articles depuis le premier numéro paru en 1933, index mis à jour chaque année. En 1983, elle a été élue au comité de la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace.

Elle a assuré, pendant quinze ans, la rédaction du Bulletin de liaison, puis est devenue vice-présidente en 1999. Egalement vice-présidente de la Société d’histoire des amis de Riedisheim, elle a collaboré à Riedisheim, site, peuplement et histoire (1997) une histoire de l’église du couvent des Rédemptoristes et une étude de l’évolution et de l'histoire de ses rues.

Spécialiste de l'histoire religieuse populaire, elle a publié de nombreux articles sur les chapelles du Sundgau dans la presse, les annuaires de la Société d'histoire du Sundgau, ceux de Thann-Guebwiller, aux Archives de l'Eglise d'Alsace et dans l'Almanach Sainte-Odile dont elle a fait partie du comité de lecture pendant une dizaine d'années. Elle a collaboré au Dictionnaire des communes du Haut-Rhin (1980), à l'Encyclopédie d'Alsace (1982), au Guide du Sundgau (1989), à Lucelle, histoire, fouilles et vestiges (1993), à l’ouvrage sur Le prieuré, l'hôpital et le cimetière de Saint Morand d’Altkirch (1995).

Pour son activité sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne de Lucelle, elle a été nommée membre d’honneur de L'œuvre de Lucelle. Elue au bureau du Conseil d'Administration du Centre Européen de Rencontres de Lucelle. En 1997, dans le cadre des fêtes pour le millénaire de la première mention de l’Autriche, elle a publié Jeanne de Ferrette, épouse d'Albert II de Habsbourg et a participé à un colloque sur les Habsbourg, à l’ancienne chartreuse de Gaming, en Autriche, où repose Jeanne de Ferrette. En 1998, elle a rendu hommage à son prédécesseur, en écrivant Paul Stintzi, l’historien du Sundgau. En 2004, paraît  Pierre de Hagenbach, le destin tragique d'un chevalier sundgauvien au service de Charles le Téméraire.

Elle participe également à la rédaction de notices du NDBA.

 

En 2008, elle publie un important travail sur l’abbaye de Lucelle au XVIIIe siècle intitulé Les riches heures de l’abbaye de Lucelle au temps de Nicolas Delfis 1708-1751.

2011 : Publication en co auteur du livre Le Sundgau par ses plus belles gravures édité par la Société du Sundgau, pour le 80e anniversaire de la Société.

2012 et 2013, pour la Société d’Histoire du Sundgau, elle dirige la publication du Nouveau Guide du Sundgau, en deux volumes (plus de 700 pages). Elle assure la rédaction de plusieurs chapitres.

En mai 2014, elle lance le NetDBA sur le site Internet de la Fédération. Elle organise le premier Café de l’Histoire dans le cadre du Salon du Livre de Colmar, premier Café littéraire donnant la parole aux sociétés d’histoire et aux maisons d’éditions d’alsatiques.

En août 2015, elle fait paraitre De Soleure à Paris, la saga de la famille de Besenval, fruit de quatre années de recherches. Elle collabora à la réalisation de planches de bandes dessinées sur l’histoire du Sundgau, parue aux Editions du Signe fin 2016. En avril 2017, elle collabore au Découvrir le Sundgau, consacré aux « Voies ferrées dans le sud de l’Alsace » et en assura la direction.

 

Elue en 2008, 2011 et 2014, à la présidente de la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, elle choisit, en 2017 de ne pas briguer un quatrième mandat tout en restant au comité où elle assure le poste de trésorière adjointe, l’organisation du Café de l’Histoire, et la rédaction du Bulletin fédéral. Elle commence la rédaction d’un important ouvrage sur les Attributs des saints vénérés en Alsace, à paraitre dans la collection « Alsace-Histoire » de la Fédération en 2018/2019.


Diplômes et expertises

En 2007, elle est reçue à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace (comme membre correspondant, puis en 2010 promue membre titulaire) et se voit remettre la médaille du bénévolat du Conseil Général du Haut Rhin et en 2008 les palmes d’argent de la Fondation du bénévolat.

La même année, elle est faite chevalier dans l’Ordre des palmes académiques. A l’automne 2011, elle reçoit un Bretzel d’or pour ses activités d’historienne.

En juin 2014, elle est promue au rang d’officier dans l’Ordre des Palmes académiques.


Rôles académiques

 


Données personnelles (espact privé)

 


CV complet

 

 

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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