Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Prix de la Décapole 2017

Samedi 28 octobre 2017 - Landau

Une vingtaine de membres de l’Académie d’Alsace ont participé samedi 28 ocrobre à la remise du Prix 2017 de la Décapole, qui met cette année à l’honneur – dans une optique franco-allemande et bilingue – un écrivain alsacien injustement oublié, Oskar Wöhrlé, disparu en 1946.

 

La publication ce printemps de la traduction française de son œuvre majeure, « Baldamus, ou le diable aux trousses », roman autobiographique paru en allemand en 1913 (best-seller outre-Rhin jusqu’au début du nazisme), a servi à l’actualité de cette redécouverte.

 

Le Prix a été remis conjointement à Herrad-Odilia Krenkel, petite-fille de l’auteur, et à Joseph Groll, traducteur de l’œuvre. La cérémonie a eu lieu à l’hôtel de ville de Landau, à l’invitation de l’Oberbürgermeister Thomas Hirsch, en lien avec le dynamique Cercle franco-allemand de Landau présidé par Barbara Borgeot-Klein, qui a rappelé les liens anciens et étroits entre cette ville, l’Alsace (elle fut membre de la Décapole) et la France.

 

Marc Chaudeur a présenté la vie et l’œuvre d’Oskar Wöhrlé, avant des lectures par les deux lauréats, puis Daniel Muringer (du groupe Géranium) a interprété (chant et instrument) plusieurs poèmes de l’auteur. La cérémonie s’est terminée par la visite du Frank-Loebsche Haus, remarquable musée consacré à la mémoire des communautés juives et tziganes de la cité, dans une splendide maison Renaissance qui a notamment appartenu à des ancêtres d’Anne Frank, famille originaire de Landau.

 

Les membres de l’Académie présents ce jour-là le confirmeront : la visite de Landau et de ce musée valent vraiment un déplacement spécial (avec un très sympathique petit marché le samedi sur la Marktplatz) !

B.R

 

L'Edito

Savoir d’où l’on vient,
pour préparer l’ « après »

La terrible épidémie qui ravage le monde a mis à mal les certitudes, bousculé les perspectives et réduit à néant les expertises. L’humanité, nue et tremblante comme après un cataclysme, s’interroge avec angoisse : de quoi demain sera-t-il fait ?
Le courage et la volonté, mais aussi la foi en la générosité et la création, seront les moteurs du redressement. Celui-ci aura lieu, même si nul n’en sait la forme et le calendrier.
Il est indispensable de commencer à y réfléchir, sans tabou, avec le cerveau et le cœur orientés à 360°, comme un radar cherchant des signes nouveaux.
Diffusées début mars, les Annales de l’Académie d’Alsace ont opportunément livré une histoire de notre compagnie (voir par ailleurs sur ce site). Elles donnent une réponse à la question de notre utilité dans le corps social : mobiliser des énergies et des bonnes volontés venues d’horizons différents, dans la recherche désintéressée d’un bien commun pour notre temps
Au lendemain du décès d’un de nos membres parmi les plus éminents, le professeur Francis Rapp, historien médiéviste à la brillante carrière, qui avait l’Alsace chevillée au cœur, une Alsace de tolérance et d’humanisme, savoir d’où l’on vient, méditer sur les drames passés pour contribuer à un monde d’harmonie, voilà la plus noble des éthiques, la plus féconde aussi.
L’Académie d’Alsace, dans l’esprit de ses pères fondateurs après la guerre, aura à ressourcer et à relier aux défis de l’ « après épidémie » sa belle mission.
Nous y reviendrons.


Bernard Reumaux

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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