Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Marie-Laure Freyburger : LE ou LA covid ?

Professeur émérite de grec ancien à l’Université de Haute Alsace, membre du comité directeur de l’Académie d’Alsace, Marie-Laure Freyburger nous éclaire sur un point qui fait débat : faut-il dire « le » ou « la » covid19 ? Elle réagit à un texte publié sur le site de l’Académie Française. Un billet d’humeur linguistique et académique.

 

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Bernard Reumaux : « Des livres pour vivre libres ! »

 

Président de l’Académie d’Alsace, directeur éditorial de la collection « La grâce d’une cathédrale » (qui vient de faire paraître les volumes sur Angers et Autun), il réagit aux mesures de fermeture des librairies, commerce jugé « non essentiel » par le gouvernement dans le cadre du deuxième confinement du pays. Et propose de faire de Strasbourg la « capitale européenne du livre ». Ce texte a été adressé le 2 novembre 2020 à la presse alsacienne.

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Hervé This vo Kientza : Profitons de ces temps troublés pour rénover les études

 

Avec le confinement, l'ensemble du système de formation a cherché des solutions pour assurer la continuité des cursus. Parfois, c'était seulement une "rustine", mais, parfois aussi, des innovations plus profondes ont été proposées . On peut espérer que le meilleur des usages nouveaux sera conservé, car le besoin de rénover les études   était criant, depuis des décennies.

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Daniel Guinier : Covid-19 et humanisme

 

Problématique et réponse des lumières face à une crise majeure.

 

"Face à une pandémie annoncée et à la crise suivante…", nous avions alerté en 2009 sur la résurgence des crises sanitaires, laissant présager celle que nous connaissons, mais sans en prévoir ni le moment, ni la forme, ni les conséquences. Nous avions indiqué à ce propos : "L'incertitude et la difficulté de prévision sont d'autant plus grandes que l'humanité est dans une phase critique où s'accumulent des crises de nature et de niveau différents, alors que les grands systèmes sont peu diversifiés et interconnectés au niveau mondial, introduisant ainsi la possibilité de crise systémique".

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Michel Zink : Plaidoyer pour les Académies en réaction au New York Times

Le plaidoyer de Michel Zink dans Le Point
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René Woltz : Sur les modèles universitaires en Europe et leur héritage en Alsace

 

Le modèle de l'Université médiévale avec l'enseignement scolastique était, pour l'essentiel, influent en Europe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, quand la Révolution française a bouleversé  l'Europe. Assujetti à l'Eglise catholique jusqu'au XVe siècle, le modèle scolastique s'ouvrait progressivement au mouvement émancipateur de l'humanisme et au mouvement "sécularisant" des Lumières tout en subissant les secousses des conflits religieux de la Réforme.
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Jacques Streith : L'affaire Dreyfus

 

 

La victoire de la vérité sur la Raison d’État et le mensonge. Le monument érigé à Mulhouse à l’occasion du cent-dixième anniversaire de la réhabilitation du capitaine Dreyfus par la Cour de cassation.

 

Marie-Laure Freyburger : Développement de l'humanisme dans le Rhin supérieur

 

 

Le Rhin Supérieur a toujours été un lieu de passage et de brassages des idées. Aux XVe et XVIe siècles, c'est le mouvement humaniste qui, né en Italie dès le XIVe siècle, s'est développé après la prise de Constantinople par les Turcs, et s'est rapidement répandu vers l'Europe du Nord. Bénéficiant de l'invention de l'imprimerie, les érudits prônent un retour aux sources antiques, paiënnes et chrétiennes, et diffusent leurs idées nouvelles en s'affranchissant des carcans de la scolastique médiévale.

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Lionel  Compte : Platon, le Dalaï-lama et les neurosciences

 

Il y a quelques semaines s’est tenu à l’Université de Strasbourg un colloque avec la participation du dalaï-lama sur le thème « Méditation, conscience et neurosciences ». Platon n’aurait assurément pas manqué d’organiser une telle rencontre au sein de son Académie. En effet, par son allégorie de la caverne, Platon aborde la difficulté et le travail nécessaire – la dialectique - pour passer d’un monde constitué des reflets de la réalité au monde de la réalité elle-même.

Cette démarche ressemble fort à celle de la méditation qui vise, en tout cas dans son acception bouddhiste, au passage de l’être « endormi » et dans l’ignorance à l’être « éveillé », libéré de tous les conditionnements. Mais que viennent faire les neurosciences dans cet environnement philosophique ?

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L'Edito

Être prêts
Comme tant d’acteurs de la société civile, du monde culturel et associatif, nous attendions beaucoup de cette rentrée, imaginée comme un retour à nos activités normales, aux initiatives qui tissent le maillage de la cité et assurent ses équilibres.

Il nous a fallu déchanter. Et annuler une bonne partie du programme de septembre : deux réunions de travail entre membres sur la relance de nos Agoras après six mois d’interruption contrainte et la rentrée solennelle de l’Académie d’Alsace à Colmar.

Il s’agissait de réactiver une ancienne tradition académique, suspendue depuis des années : la Ville de Colmar et le musée Unterlinden nous auraient accueilli avec faste et nous aurions fêté avec joie la lauréate du Prix Maurice-Betz 2020, la traductrice Claire de Oliveira, attendue de Berlin.
Petite consolation, la remise du Prix de la Décapole 2020 à Claude Woehrle (lire ci-contre et dans la rubrique Actualités) a permis de partager un moment de convivialité, en petit comité, grâce à l’accueil du maire de Turckheim. Plusieurs nouveaux membres étaient présents, aux côtés des anciens de l’Académie. L’attente d’un redémarrage puissant est unanime. Nous allons prendre quelques initiatives, adaptées aux exigences sanitaires du moment. Car il s’agir d’être prêts.

A l’heure des grandes interrogations, à la veille aussi de la constitution de la Collectivité européenne d’Alsace, l’Académie d’Alsace a une place, modeste mais bien réelle, utile, à prendre dans l’espace public de la région.

L’épidémie du COVID a frappé durement l’Alsace en ce début d’année 2020. Notre Académie, reflet à bien des égards des heurs et malheurs de la région, a enregistré la disparition de trois de ses membres : deux historiens prestigieux, membres de notre comité d’honneur, les professeurs Francis Rapp et Marcel Thomann, l’artiste peintre Ernest Meichler.

Une chaîne d’engagements et de fidélités fonde la légitimité de notre académie, ainsi qu’en témoigne l’entrée de 25 nouveaux membres, signifiant le renouvellement progressif et constant de notre assemblée, l’apport de sensibilités, d’expériences, de propositions qui viennent enrichir le travail commun.

C’est la plus importante entrée de nouveaux membres en notre sein, nous en préparons d’autres, car les enjeux de notre région – rebattus par la crise sanitaire et les bouleversements économiques et sociaux qu’elle induit – appellent une Académie d’Alsace puissante, dynamique, bien répartie sur le territoire et dans ses trois sections : Sciences, Culture et Société. Une attention particulière a été portée à la poursuite de notre féminisation et au rajeunissement.

Nous travaillons cet été à préparer une rentrée dynamique, en relançant notre grand projet des AGORAS, plus que jamais attentifs à notre environnement et conscients de notre utilité collective au service de l’Alsace. A très bientôt donc !


Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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