Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Journée du Bonheur - Colmar

La journée BOHNEUR à COLMAR a eu lieu le 7 mars au Koïfhus sous un soleil de printemps.

 

Plus de 100 participants des académies de Dijon, Besançon, Metz et Nancy ont assisté aux travaux de la matinée.

 

Après les paroles de bienvenue de notre Présidente Christiane ROEDERER et de Mme CHELKOVA, adjointe au maire de Colmar, le thème de l'HUMOUR ET LES CONTES a  été admirablement traité par les différents intervenants.

  • Dr Jean Marie THIEBAUD de l'académie de Besançon-Franche-Comté (l'ours et ses aventures Humoristiques)
  • Mr le professeur Gérard TAVERDET de l'académie de Dijon (l'humour dans les contes de Bourgogne)
  • Mme Monique HECKER de l'académie de Metz (l'humour dans les contes populaires de dialecte roman en Loraine)
  • Mme Francine ROZE de l'académie Stanislas de Nancy (les contes de Fraimbois)
  • Pasteur Freddy SARG de l'académie d'Alsace (l'humour en Alsace)

Une tarte flambée et un baeckhofe nous attendaient au restaurant du Koifhus.

Notre confrère Gabriel BRAEUNER de l'académie d'Alsace nous faisait découvrir avec un grand talent, les oeuvres de Martin SCHONGAUER et Mathias GRUNEWALD en l'église des Dominicains de Colmar.

 

Une journée bonheur que les présents n'oublieront pas de sitôt.

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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