Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Au service de l’Alsace


L’Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts, créée en 1952 à Colmar, est l’héritière des académies ayant existé en Alsace dès la Renaissance, puis aux XVIIIe et XIXe siècles, toutes interrompues après l’Annexion au Reich allemand en 1871 (les liens ci-contre donnent toutes les précisions sur cette longue histoire).


C’est autour d’une triple affirmation que l’Académie s’est constituée : appartenance à la nation française, enracinement régional dans la valorisation de la double culture et ouverture européenne dans un esprit d’humanisme rhénan.


A la différence des académies précédentes, et de la plupart des autres académies en France, l’Académie d’Alsace se veut régionale et non locale, résolument transdisciplinaire et très souple dans son fonctionnement, privilégiant les événements ponctuels, les initiatives publiques en lien avec d’autres partenaires.
Sa mission est de contribuer à définir un esprit public alsacien de son temps, attentif aux évolutions du corps social, dans un va-et-vient fécond avec l’histoire, les traditions et le patrimoine de la région.


Trois sections la composent (Sciences, Culture, Société) permettant d’accueillir des membres, qu’ils soient titulaires ou correspondants, venant de tous les horizons, apportant des savoirs et des expertises dont la mise en commun est source de richesse collective.

 

Indépendante de toute institution publique, elle entend incarner un esprit public alsacien fait d’engagement, de tolérance et de convivialité.

 

 

 

Statuts de l'Académie d'Alsace
STATUTS 2019(2).pdf
Document Adobe Acrobat [238.6 KB]

L'Edito

 

Travail académique
et utilité sociale

 

Quelle peut être l’utilité sociale de travaux académiques ?
La question circule au sein des académies en région affiliées à l’Institut de France et à ses cinq académies nationales. Et il apparaît que l’interdisciplinarité se révèle un outil précieux au service de la collectivité, surtout à l’heure de profondes remises en cause.
Le croisement des regards et des compétences se révèle gage d’efficacité maximale pour traiter de bonne manière les problématiques sociétales complexes. Fallait-il par exemple seulement confier la « gestion » de l’épidémie de Covid à quelques spécialistes pointus, sans ouvrir davantage aux économistes, géopoliticiens, philosophes, enseignants ? Un recours puissant et organisé à l’interdisciplinarité, aux curiosités croisées, à l’exigence de l’intérêt général, n’aurait-il pas été plus fécond, plus mobilisateur surtout, permettant de lever bien des doutes et d’éviter maints rejets ?
C’est dans cet esprit interdisciplinaire que l’Académie d’Alsace a travaillé, en 2019 et 2020, sur la politique castrale régionale, produisant un Rapport, consultable et téléchargeable sur ce site. Créé pour l’occasion avec quatorze de nos membres, le comité scientifique comprenait quelques historiens, mais aussi un metteur en scène d’opéra, un chef d’entreprise, un ethnologue, des responsables d’associations de terrain, une conservatrice de musée. Il s’est mis à l’écoute – entretiens, questionnaires, deux agoras publiques –, a travaillé pour produire des préconisations concrètes, dont nous savons qu’elles seront mises en œuvre.
Voilà l’utilité sociale de l’Académie d’Alsace adaptée aux exigences du XXIe siècle.
Voilà les orientations nouvelles de notre travail académique, nourri par la diversité féconde de nos membres, développé en agoras et groupes de travail, en symbiose avec le corps social dont nous avons mission de porter la continuité de valeurs façonnées par une riche et complexe histoire collective.

Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Invitation à l’Agora du 19 novembre 2019

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Alsace