Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Marc Grodwohl

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Fondateur de l’Ecomusée

 

 

 

Section

Culture

 

Situation professionnelle actuelle (coordonnées, responsabilités)

Chercheur indépendant (anthropologie, archéologie du bâti)
Membre associé UMR 7044 – Archimède- Equipe 4-Amer. Habitat civil du second Moyen Âge (Université de Strasbourg)

 

Voir le site www.marc-grodwohl.com

 

Parcours professionnel

1971 : lancement de l’action des « Maisons paysannes d’Alsace » à Gommersdorf (étude et sauvegarde de l’architecture rurale via des chantiers internationaux de volontaires)
Restauration de maisons in situ et démontage de maisons ne pouvant être conservées in situ. En parallèle nombreuses études du bâti et constitution de collections


1980 : obtention d’un terrain à Ungersheim pour la reconstruction des maisons démontées précédemment. Conception et réalisation du projet d’écomusée d’Alsace


1984 : ouverture de l’écomusée d’Alsace au public, sous régime associatif


1984-2006 : développement continu du musée sur son objet premier (société rurale) et intégration de nouveaux patrimoines en particulier l’art et l’ethnographie forains (collection de manèges, attractions et roulottes), l’industrie minière (conservation, restauration et ouverture au public d’une mine de potasse), le patrimoine ferroviaire (gare, matériel roulant historique, voie ferrée), etc.


1984-2006 : développement maîtrisé des activités commerciales (restaurants, hôtel, boutique) qui ont assuré au musée d’importantes ressources d’autofinancement


2000 : le projet du Conseil régional « Bioscope » se localise à côté de l’écomusée, dans l’objectif pour les décideurs politiques, de fondre ces deux entités dans une même entreprise touristique et commerciale.


2006 : épuisement de tous les moyens de conserver à l’écomusée sa vocation culturelle et son autonomie. Démission de tous ses mandats et fonctions à l’écomusée d’Alsace.


2003-2008 : participation étroite à la création d’un second écomusée, le musée du patrimoine rural du Guilan à Rasht (Iran)


2006 à 2019. Différentes coopérations à l’étranger, enseignement d’anthropologie « sur le  terrain » à l’Université de Haute-Alsace (en muséologie et en économie sociale et solidaire).

Nombreux projets d’étude  de patrimoine en collaboration avec des groupes locaux. Etc.

 

 

Travaux


Travaux scientifiques

Habitat du second Moyen Age et de la Renaissance/ histoire et anthropologie de la maison : deux chantiers d’étude exhaustive, à Lutter (Jura alsacien) et Gueberschwihr (piémont viticole).

 

Histoire et archéologie du paysage/ histoire environnementale : étude systématique des mutations du paysage (principalement viticole et forestier)  XIIIe s.-XVIIIe s. sur les territoires des communes de Orschwihr, Soultzmatt, Osenbach, Westhalten, Pfaffenheim et Gueberschwihr

 

Interventions ponctuelles : relevés et analyse de bâtiments XVe s. et XVIe s. en particulier ceux menacés de démolition

 

 

Travaux d'animation scientifique

Au cours de ses activités, a toujours lié la recherche scientifique et la participation d’amateurs et de groupes locaux afin d’élaborer une connaissance partagée. Il suit toujours le même chemin.

 

 

Diplômes

1974 : Diplôme en archéologie médiévale de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE)

 

 

Décorations

Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres,

Chevalier de l’Ordre national du Mérite

 

 

Publications


Livres

Ci-après les ouvrages les plus récents.
Habiter le Sundgau 1500-1636. La maison rurale en pans de bois. Techniques, culture et société. 274 p. Société d'Histoire du Sundgau. 2010
En collaboration avec DORMOY Christian, EGLI Kaspar, FERRANDIER Luc, VERRY Christine. Les villageois de Lutter en leurs demeures. Une archéologie de la maison dans le Jura alsacien. 1530-1630.  322 p. Edition Commune de Lutter-Association Lutter en découverte.2015
TALEGHANI Mahmoud, BROMBERGER Christian , GRODWOHL Marc (sous la direction de), La Maison Rafi 'i. Un exemple de sauvegarde architecturale dans la plaine du Gîlan, Bibliothèque iranienne 65, Institut français de recherche en Iran, Téhéran, 2008
Les Alsaciens. Quand l'art du costume exprime "l'âme du peuple" . Photographies Frantizek ZVARDON. Editions la Nuée Bleue. Strasbourg. 2009
La route des vins d'Alsace. Photographies Frantizek ZVARDON. Editions du Signe. Strasbourg. 2010.

 


Articles

Bibliographie complète sur le  site internet

www.marc-grodwohl.com

 

Ci-après quelques articles qui, parmi les plus récents, reflètent ses centres d’intérêt actuels :

Architecture vernaculaire et paysages : les enjeux culturels de la transition énergétique à Ungersheim (Alsace). In Le nœud architectural. Journal des anthropologues. N° 134-135. 2013


La scénographie du cochon et de la choucroute. in Scènes et scénographies alimentaires. In Culture & Musées  N° 13. Ed. Actes Sud. Arles.2009


(collectif dirigé par Pierre GUICHARD). Par la main des femmes. La poterie modelée du Maghreb . 485 p. Editions Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Jean Pouilloux. Lyon. 2015


Le monument historique invisible. Structures agraires et pastorales en pierre sèche dans les forêts sous-vosgiennes. In Mélanges offerts à Guy Bronner. Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire. Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace. 2015. T. LVIII. p. 145-162


Articles parus dans l’Annuaire de la Société d’histoire du Sundgau. Enjeux esthétiques dans l'architecture rurale au XVIe siècle : le cas de Wolfersdorf (2012). Maisons en bois, maisons en pierres dans le Sundgau au XVIe s. Bilan provisoire d'une campagne de datations (2014) . Le clocher (1267) et le cimetière fortifiés d'Obermorschwiller (2013)

 

 

 

Vient de paraître  :


Marc GRODWOHL et Gérard MICHEL
Postface Jean-Jacques SCHWIEN
Cochons de ville, cochons des bois.
Une histoire environnementale des collines sous-vosgiennes. TI. Les forêts

325 pages format A4, 266 illustrations en couleur
Edité par la Société pour la conservation des Monuments Historiques d’Alsace
La seigneurie de l’évêque de Strasbourg en Haute-Alsace comprenait sous l’Ancien Régime une ville-centre, Rouffach et de nombreux villages partageant l’usage de vastes forêts indivises.  Ces dernières couvrent les reliefs, depuis des vignobles réputés  jusqu’aux sommets des Hautes Vosges. L’ouvrage en brosse le panorama historique, environnemental et archéologique, mettant en relation les cartes, les textes anciens et les observations archéologiques de surface sur le terrain.
Les toponymes,  l’usage des sols qu’ils désignent au fil des temps,  témoignent des pressions qu’exerçaient cultures et élevage sur la forêt, jusqu’à rompre les équilibres écologiques. A d’autres époques, la forêt reprit le dessus et préserva les murs en pierre sèche, enclos à bétail et autres aménagements souvent spectaculaires, inventoriés et remis en lumière dans ces pages.

Nombre de ces aménagements sont liés au séjour des porcs et de leurs gardiens en forêt, que l’on conduisait à la glandée, les bonnes années, en troupeaux de 1500 têtes. Aujourd’hui dissimulés par la végétation, de modestes ouvrages de pierre évoquent des forêts saturées  d’activités retracées par les archives du XVe siècle au XVIIIe siècle. On assiste notamment à la méticuleuse organisation des parcours des porcs locaux, leur transhumances vers d’autres contrées lorsque la ressource locale était insuffisante et inversement, lorsque celle-ci était excédentaire, l’accueil de porcs d’ailleurs.

Les concurrences sur l’espace étaient exacerbées, sources de conflits récurrents de tous contre tous : communes entre elles, ou solidaires face à l’autorité, forestiers contre vignerons, paysans et artisans. Progressivement, les usages anciens enchevêtrant droits et activités du seigneur, des couvents et du peuple s’effacèrent. Les communautés de village prirent un pouvoir grandissant, que l’État encadra non sans mal à travers ses administrations centrales techniciennes. Ce sera la naissance du paysage moderne, segmenté en espaces différenciés affectés chacun à une fonction précise et source de nouvelles tensions entre le « local » et le « global », le « naturel » et l’urbain.

 

On peut commander l’ouvrage auprès de la Société pour la conservation des Monuments Historiques d’Alsace, 2 Place du Château, 67000 Strasbourg, au prix de 25 € + frais de port 9,04 €

 

 

 

 

 

 

L'Edito

Être prêts
Comme tant d’acteurs de la société civile, du monde culturel et associatif, nous attendions beaucoup de cette rentrée, imaginée comme un retour à nos activités normales, aux initiatives qui tissent le maillage de la cité et assurent ses équilibres.

Il nous a fallu déchanter. Et annuler une bonne partie du programme de septembre : deux réunions de travail entre membres sur la relance de nos Agoras après six mois d’interruption contrainte et la rentrée solennelle de l’Académie d’Alsace à Colmar.

Il s’agissait de réactiver une ancienne tradition académique, suspendue depuis des années : la Ville de Colmar et le musée Unterlinden nous auraient accueilli avec faste et nous aurions fêté avec joie la lauréate du Prix Maurice-Betz 2020, la traductrice Claire de Oliveira, attendue de Berlin.
Petite consolation, la remise du Prix de la Décapole 2020 à Claude Woehrle (lire ci-contre et dans la rubrique Actualités) a permis de partager un moment de convivialité, en petit comité, grâce à l’accueil du maire de Turckheim. Plusieurs nouveaux membres étaient présents, aux côtés des anciens de l’Académie. L’attente d’un redémarrage puissant est unanime. Nous allons prendre quelques initiatives, adaptées aux exigences sanitaires du moment. Car il s’agir d’être prêts.

A l’heure des grandes interrogations, à la veille aussi de la constitution de la Collectivité européenne d’Alsace, l’Académie d’Alsace a une place, modeste mais bien réelle, utile, à prendre dans l’espace public de la région.

L’épidémie du COVID a frappé durement l’Alsace en ce début d’année 2020. Notre Académie, reflet à bien des égards des heurs et malheurs de la région, a enregistré la disparition de trois de ses membres : deux historiens prestigieux, membres de notre comité d’honneur, les professeurs Francis Rapp et Marcel Thomann, l’artiste peintre Ernest Meichler.

Une chaîne d’engagements et de fidélités fonde la légitimité de notre académie, ainsi qu’en témoigne l’entrée de 25 nouveaux membres, signifiant le renouvellement progressif et constant de notre assemblée, l’apport de sensibilités, d’expériences, de propositions qui viennent enrichir le travail commun.

C’est la plus importante entrée de nouveaux membres en notre sein, nous en préparons d’autres, car les enjeux de notre région – rebattus par la crise sanitaire et les bouleversements économiques et sociaux qu’elle induit – appellent une Académie d’Alsace puissante, dynamique, bien répartie sur le territoire et dans ses trois sections : Sciences, Culture et Société. Une attention particulière a été portée à la poursuite de notre féminisation et au rajeunissement.

Nous travaillons cet été à préparer une rentrée dynamique, en relançant notre grand projet des AGORAS, plus que jamais attentifs à notre environnement et conscients de notre utilité collective au service de l’Alsace. A très bientôt donc !


Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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