Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Conférence nationale des Académies

"Toulon, le Var et la Mer" - 5 au 8 octobre 2016 - TOULON

 

Les confrères de l’Académie du VAR nous ont accueillis avec la chaleur et la faconde des ‘gens’ du sud. Sous un ciel clément avec une petite bouderie jeudi après-midi, nous avons l’occasion de renouer les contacts qui font la richesse et le charme de ces rencontres.

 

Après les mots de bienvenue et de présentation de l’Histoire mouvementée de l’ACADEMIE DU VAR par B. BRISOU président, nous sommes partis pour la visite de la vieille ville en randonnée pédestre.

 

Après un accès « contrôlé » pour la zone portuaire nous avons pris place à bord d’un navire de croisière de la compagnie CORSICA FERRIES pour le déjeuner.

 

En ouverture des travaux, H. FALCO maire de Toulon et ancien ministre nous souhaita la bienvenue et rappela quelques faits marquants de sa cité.

 

La séance inaugurale, présidée par Mme F. L’HOMER-LEBLEU président de la CNA, fut introduite par Mr JP MEYRUES, président honoraire de l’Académie du Var sur le thème : UNE BREVE HISTOIRE DE TOULON puis par LE VAR ET LA MEDITERRANEE par G BUTI.

 

La conférence inaugurale avait comme thème : LA MARITIMISATION, UN ENJEU ESSENTIEL POUR LE XXIème SIECLE par H. LEGOHEREL, Président de l’académie de la Marine.

 

Un cocktail dinatoire rassembla l’ensemble des participants au foyer de l’opéra.

 

Jeudi 6 octobre, la visite en bateau de la rade de Toulon fut un dépaysement total, tant par la géographie du site que par l’histoire de sa marine de guerre. La visite du musée national de la Marine fut un moment de découverte des bâtiments flottants  à travers les siècles : de la marine à voile passant par celles des galères et des sous-marins jusqu’au prestigieux porte-avions Charles de GAULLE. Notre guide était d’une belle érudition doublée d’une sensibilité d’épouse de sous marinier.

 

Déjeuner au Palais NEPTUNE

 

L’après-midi de très nombreux sujets étaient abordés, mais toujours en rapport étroit avec la mer.

  • HISTOIRE DE L’ARSENAL par B. CROS
  • LA NAVIGATION ANTIQUE par  Mme A. SOHIER
  • VOILES DE COMBAT par G. GACHOT
  • DE LA VAPEUR A LA PROPULSION NUCLEAIRE par P. DEVERRE
  • LA PEINTURE DE MARINE DANS LE VAR par J. PERREAU
  • LES OFFICIERS DE MARINE ECRIVAINS par R. BILLAULT
  • LES SOUS-MARINS, DES NAUTILUS AUX BARRACUDA par C. ARATA
  • HISTOIRE DE LA PLONGEE ET DES BATHYSCAPHES par B. BROUSSOLLE

Le diner de gala nous invita au Domaine de BARRATONNE, connu dans la région pour son vignoble.

 

Ces réunions autour d’une bonne table nous ont permis de nouer des liens, des débuts d’amitiés.

Notre prochaine CNA en Alsace fut évoquée, commentée et attendue par nos confrères. La nomination au Prix NOBEL de chimie de J.P SAUVAGE de l’université de STRASBOURG fut un sujet de curiosité de la part de nos confrères et de fierté de la nôtre.

 

Vendredi 7, dernier jour de notre présence (certains parmi nos confrères prolongèrent leur présence dans la région). Les séances de la dernière journée du vendredi 7 présidée par D. GRASSET, ancien président de la CNA et de l’Académie de MONTPELLIER étaient consacrées à « TOULON ET LA CORSO PIRATERIE » présentée par G. BUTI.

LE BAGNE DE TOULON par A. BERUTTI et SABORTAGE ET BOMBARDEMENTS par JP. MEYRUEIS ont clôturé la série des interventions relatives à la mer et son environnement historique et actuel.

 

Il a été rappelé, très officiellement, que deux articles de notre Académie ont été publiés dans la revue de la Conférence nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts (AKADEMOS) :

« Sur le chemin de la plus grande perfection » La bibliothèque humaniste Beatus Rhenanus à Sélestat par Gabriel BRAEUNER

« La parole fondatrice et créatrice » par Christiane ROEDERER

 

Notre président Christiane ROEDERER a été nommée vice-président de la Conférence Nationale des Académie.

 

L’assemblée  générale statutaire de la CNA mettait un point final à nos 3 jours à TOULON.

 

Christiane ROEDERER, en clôture de ces 3 journées de rencontre, a invité les membres des Académies régionales à rejoindre l’Alsace en 2018.

Par son intervention à la tribune, elle a suscité la curiosité de l’assemblée par les thèmes retenus pour notre CNA 2018. D’ores et déjà nous ressentîmes de fortes approbations et envies de redécouvrir  pour les uns et découvrir pour les autres (assez rares faut-il le rappeler) notre territoire certes connu, mais oh combien encore à découvrir.

 

Ces quelques jours nous ont permis de mesurer une fois encore, l’importance et la complexité d’une telle manifestation. Entrainer, encadrer 150 à 200 personnes est une opération sympathique mais aussi très complexe : hébergements, intervenants, lieux de travail, visites, transports…Nos confrères de l’Académie du VAR sur le pont durant ces journées, étaient nombreux, motivés et impliqués. C’est une des conditions de la réussite d’une CNA.

 

A nous de nous préparer pour 2018, nous en avons l’envie, la volonté et le courage.

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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