Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

IRCAD

Samedi 20 février, les membres de notre Académie se sont retrouvés dans un des amphithéâtres de l’IRCAD à Strasbourg.

 

L’IRCAD est une institution privée à but non lucratif (Institution de Recherches contre le Cancer de l’Appareil Digestif) fondée en 1994 par le professeur Jacques MARESCAUX.

 

Après de chaleureux mots de bienvenue par vidéo de la part du professeur MARESCAUX, Christiane ROEDERER, président de l’ASLAA accueille les membres et invités présents. La récente décision de remaniement de quelques fondamentaux de notre orthographe est l’occasion pour notre président de rappeler l’importance des mots et de ses racines dans notre civilisation.

 

Le Dr. Fernand HESSEL, président de la fondation Alfred et Valentine WALLACH introduit notre lauréat du 4ème  PRIX SCIENTIFIQUE, monsieur SEBASTIEN ALBRECHT. Le lauréat est actuellement maitre de conférences à l’Université de Haute Alsace à Mulhouse. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur ENSCMu, d’un doctorat en chimie organique et médicinale.

La laudation du lauréat a été présentée par Mme le professeur Céline TARNUS-RONDEAU.

Le docteur ALBRECHT expose le thème de ses travaux: ‘LA CHIMIE ET LE VIVANT’ et plus particulièrement la lutte contre le paludisme.

 

En deuxième partie, le professeur Luc SOLER nous présente les activités de l’IRCAD.

Le mariage de la médecine et de l’informatique est le fil conducteur des activités de l’IRCAD : bel exemple de la France qui gagne.

Son école Internationale de formation de chirurgiens rassemble plus de 6 000 participants par an à Strasbourg. L’institut est présent à Taïwan et au Brésil, à Rio notamment.

 

Les membres de l’ASLAA et leurs invités se sont retrouvés au restaurant des Haras, lieu magique où l’architecture boisée côtoie la gastronomie avec bonheur.

En tous points une belle réussite pour cette journée consacrée aux Sciences.

PRESSE

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Alsace