Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Journée de la Décapole 2016

22 octobre - Haguenau

 

Samedi 22 octobre, les membres de notre Académie se sont retrouvés à Haguenau, ville décapolitaine, pour la Journée de la Décapole. Nous nous sommes retrouvés à la médiathèque d’Haguenau – anciennement hôpital et maison centrale pénitencier – pour décerner à DOMINIQUE HUCK le GRAND PRIX DE LA DECAPOLE, pour son ouvrage « Une histoire des langues de l’Alsace » - Editions de la Nuée Bleue.

 

Mr Claude STURNI, député-maire de Haguenau, nous a réservé un accueil chaleureux en nous retraçant l’histoire passée, actuelle et en devenir de sa belle ville.

 

Mme Christiane ROEDERER, Président de l’ASLAA, exprime à son tour, son admiration pour l’ouvrage du récipiendaire : ‘Il s’agit de l’œuvre d’une vie pour un monde ouvert et solidaire qui nous fait découvrir la France, l’Allemagne et un peu de notre histoire.’

 

L’ouvrage de Dominique HUCK pose la grande question : ‘Que serait l’identité de l’Alsace sans sa langue ?’ Clair et documenté le livre retrace à travers la présence de la langue, l’histoire sociologique et culturelle de l’Alsace et de son singulier et fabuleux destin.

 

Notre confrère Bernard REMAEUX, éditeur de l’ouvrage de Dominique HUCK, prend la parole à son tour.

 

Dominique HUCK dans son intervention, rappelle les circonstances, les raisons qui l’on mené à écrire son ouvrage de plus de 500 pages.

 

La rencontre se prolonge par la visite de l’exposition ‘Des manuscrits à l’imprimerie : le rayonnement du berceau haguenovien’, exposition qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de notre journée de la Décapole.

 

Le déjeuner au restaurant au CERF à Oberhoffen a clôturé cette journée de la Décapole.

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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