Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Rencontre inter-académique

Samedi 2 avril 2016, organisée par l'Académie de Stanislas.

 

Thème de la journée : LA RENCONTRE DES CULTURES LATINE ET GERMANIQUE

 

Cette journée de rencontre avec nos consœurs et confrères des académies de DIJON, BESANCON,  METZ et NANCY STANISLAS nous a permis de nous retrouver dans un lieu pétri d’histoire, de culture et d’art : le musée des Beaux-Arts de Nancy

 

Nous avons été accueillis par Monsieur Laurent HENART, Maire de NANCY qui nous a réservé un discours relatant le passé prestigieux de sa ville, tournée aujourd’hui vers la modernité du monde économique et culturel.

 

Le petit déjeuner offert par la ville nous a permis de retrouver nos amis des autres académies.

 

Monsieur Jean DAVID de l’académie de METZ développait « l’interaction des cultures en contact chez quatre écrivains de langue allemande ayant grandi à Metz pendant la période de l’annexion ».

 

Madame Christine LAMARRE de l’académie de DIJON planchait sur « la Bourgogne entre Empire et royaume (1477-1529) les mutations d’une culture politique ».

 

Monsieur Francis ROTH de l’académie STANISLAS nous fit découvrir «la résistance de la langue et de la culture française dans la lorraine annexée par l’empire allemand ».

 

Monsieur Joseph BARTHEN de l’académie de BESANCON et de FRANCHE-COMTE nous fit connaitre « Théodore FONTANE – un écrivain prussien à la Citadelle de BESANCON ».

 

En dernier intervenant, notre confrère Gabriel BRAEUNER nous emmena sur le chemin de Compostelle par sa brillante intervention « présence occitane dans l’Alsace du Saint-Empire : des moines de Conques à SELESTAT (XI-XVe) ».

Gabriel rappela à l’assistance la position centrale et éminemment historique de la ville de SELESTAT dont la bibliothèque humaniste est un des fleurons, actuellement en travaux de réhabilitation.

 

Avant l’intervention de notre confrère, notre Président Christiane ROEDERER souligna les ‘vertus’ des Journées Bonheur en offrant à tous les présents à cette journée, l’opuscule JOURNEE BOHNEUR « l’humour et les contes » qui se tenait le 7 mars 2015 à COLMAR

 

Après le déjeuner au Café FOY place STANISLAS, une visite du musée des Beaux-Arts, après un accueil par Monsieur Charles VILLENEUVE DE JANTI Conservateur du Patrimoine, nous permit d’admirer la prestigieuse collection DAUM et l’exposition temporaire d’Etienne COURNAULT.

Etienne COURNAULT (1891-1948) est né à MALZEVILLE.

 

La prochaine JOURNEE BONHEUR aura lieu à l'Académie de Besançon et de Franche-Comté le 1er AVRIL 2017.

  

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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