Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Conférence Nationale des Académies

Paris - 6 & 7 octobre 2017

Une demi-douzaine de membres de notre Académie d’ Alsace s’est déplacée à Paris pour assister à la CNA 2017.

 

Quelques-uns se sont rendus, jeudi 5 octobre, en fin d’après-midi, à la Maison d’Alsace, située 39 avenue des Champs Elysées : prestigieuse adresse.

Nous avons été accueillis chaleureusement par le directeur, Bernard KUENTZ. Le bâtiment, propriété des deux départements alsaciens a été totalement réhabilité  en 2015.

 

Après une présentation de l’établissement par le maitre des lieux, les académiciens ont eu tout loisir de découvrir notre capitale, du 5ème étage, avec une vue à 360°, embrassant les Champs Elysées, l’Arc de Triomphe, la tour EIFFEL, la chambre des Députés…

 

Le lendemain, vendredi 6 octobre à 9h30 précises, la Fondation Simone et Cino DEL DUCA nous ouvrait ses portes, 10 rue A. de VIGNY dans le 8ème arrondissement.

Il serait prétentieux, voire inutile de vouloir résumer les nombreuses interventions des différents académiciens, tant leur contenu était dense et généreusement présenté.

 

Le thème des deux journées de conférences était : L’HERITAGE.

 

L’HERITAGE sous toutes ses formes, dans toutes ses dimensions et interprétations : ancestral, génétique, patrimoniale culturel…

 

Notre Président BERNARD REMAUX a conquis le public par sa présentation, très bien illustrée, de la GRACE DES CATHEDRALES.

 

La conférence a été suivie par l’assemblée générale statutaire qui s’est déroulée dans une ambiance un peu houleuse quand ont été évoqués les questions financières.

 

Le soir, nous nous sommes retrouvés pour le diner au Sénat qui est toujours un moment exceptionnel, non seulement de par l’histoire et la représentation des lieux, mais encore par les liens qui se nouent entre académiciens de différentes régions.

 

Le lendemain notre Président d’Honneur, Christiane ROEDERER, nouvelle Présidente de la CNA, a présenté nos projets d’organisation des trois journées alsaciennes d’octobre 2018.

E

n fond d’écran, le film de promotion de 5mn, réalisé par Jean Luc NACHBAUER défilait en silence, pour donner à nos consœurs et confrères l’envie de participer à la CNA en Alsace en 2018.

 

Fin des travaux et de la CNA 2017 à 13H00 et retour en région. 

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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