Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Journée Bonheur 2017

L’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace a participé le samedi 1er avril 2017 à la rencontre des Académies de l’Est qui eut lieu cette année à Besançon. Un programme riche et d’un contenu de haut intérêt attendait les participants, qui sont venus de tout l’Est de la France, Alsace, Besançon/ Franche-Comté, Dijon, Metz et Nancy.

L’accueil cordial et chaleureux a eu lieu dans le superbe bâtiment de l’hôtel de ville de Besançon et quelques 75 personnes avaient répondu à l’invitation. La séance du matin s’est déroulée dans la salle du conseil municipal de Besançon, les paroles d’accueil ont été prononcées par M. Jean Louis Fousseret, maire de Besançon et membre de l’Académie de Besançon Franche-Comté. 

 

Puis le thème du colloque : De la campagne aux villes, l’urbanisation du Moyen Age au XXIème siècle » a été introduit par le professeur Michel Woronoff, ancien président de la CNA.

 

Cinq exposés, chacun d’une durée de 20 minutes se sont succédé :

Mme Odile Kammerer  (Académie d’Alsace) : « les villes à la campagne au Moyen Age : l’exemple de l’Alsace »,

M. Jacky Theurot ( Académie de Besançon et de Franche-Comté) : « Aspects du second réseau urbain en Comté, des origines au XVème siècle ».

Puis après une pause qui a permis de faire se rencontrer les personnes présentes

M. Gérard Michaux ( Metz) : « de la ville médiévale  à Metz métropole, urbanisation et périurbanisation en Pays messin »,

M. Jean Marie-Simon : ( Académie de Stanislas) » L’urbanisation de Nancy après la Première Guerre mondiale : les échanges avec la campagne environnante ».

La série d’exposé a été terminée par Mme Christine Lamarre (Dijon) : « Qu’est ce qu’une ville ? Aux origines de la définition actuelle de l’INSEE ».

La qualité des exposés particulièrement complémentaires a été très appréciée par les personnes présentes.

 

Le président Michel Woronoff en a ensuite extrait la substantifique moelle.

 

L’excellent  déjeuner  s’est déroulé  au restaurant  « le 1802 », place Granvelle. L’après-midi a été consacrée à deux visites passionnantes et instructives, les participants ayant été divisés en deux groupes. La première visite s’est effectuée à la bibliothèque où un florilège de collections et d’ouvrages remarquables a été présenté par Mme Marie Claire Waille, conservateur et archiviste de l’Académie de Besançon. La deuxième visite s’est faite au Musée du Temps, avec entre autres la présentation d’une  collection d’horlogerie commentée  par le conservateur Mme Laurence Reibel. Puis les deux groupes ont permuté les visites.

 

La journée remarquablement organisée par l’Académie des Sciences,  Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche–Comté, a été une réussite ; et convivialité, érudition souriante et amitié ont été pleinement au rendez-vous.

 

Gérard Leser, vice-président

 

L'Edito

 

Travail académique
et utilité sociale

 

Quelle peut être l’utilité sociale de travaux académiques ?
La question circule au sein des académies en région affiliées à l’Institut de France et à ses cinq académies nationales. Et il apparaît que l’interdisciplinarité se révèle un outil précieux au service de la collectivité, surtout à l’heure de profondes remises en cause.
Le croisement des regards et des compétences se révèle gage d’efficacité maximale pour traiter de bonne manière les problématiques sociétales complexes. Fallait-il par exemple seulement confier la « gestion » de l’épidémie de Covid à quelques spécialistes pointus, sans ouvrir davantage aux économistes, géopoliticiens, philosophes, enseignants ? Un recours puissant et organisé à l’interdisciplinarité, aux curiosités croisées, à l’exigence de l’intérêt général, n’aurait-il pas été plus fécond, plus mobilisateur surtout, permettant de lever bien des doutes et d’éviter maints rejets ?
C’est dans cet esprit interdisciplinaire que l’Académie d’Alsace a travaillé, en 2019 et 2020, sur la politique castrale régionale, produisant un Rapport, consultable et téléchargeable sur ce site. Créé pour l’occasion avec quatorze de nos membres, le comité scientifique comprenait quelques historiens, mais aussi un metteur en scène d’opéra, un chef d’entreprise, un ethnologue, des responsables d’associations de terrain, une conservatrice de musée. Il s’est mis à l’écoute – entretiens, questionnaires, deux agoras publiques –, a travaillé pour produire des préconisations concrètes, dont nous savons qu’elles seront mises en œuvre.
Voilà l’utilité sociale de l’Académie d’Alsace adaptée aux exigences du XXIe siècle.
Voilà les orientations nouvelles de notre travail académique, nourri par la diversité féconde de nos membres, développé en agoras et groupes de travail, en symbiose avec le corps social dont nous avons mission de porter la continuité de valeurs façonnées par une riche et complexe histoire collective.

Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Invitation à l’Agora du 19 novembre 2019

 

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