Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Salon du Livre 2017

25 novembre 2017 - Colmar

La séance publique au Festival du Livre de COLMAR est depuis toujours un moment de grande intensité pour notre Académie. Cette année, c’est au Café Littéraire dans le hall central, que sont remis les prix à nos deux lauréats.

  • GRAND PRIX de L’ACADEMIE à Jacques BRUDERER, tailleur de pierre et restaurateur de maisons anciennes. Il milite également pour la restauration du château de SCHOENECK. La laudatio est assurée par Nicolas MENGUS.
  • PRIX JEUNE TALENT à Cédric PHILIPPE, diplômé 2017 de la Haute Ecole des Arts du Rhin. Cédric PHILIPPE a été primé autant pour son travail graphique que littéraire. La laudatio est assurée par Charles WAECHTER.
    Lire les discours de laudation

En deuxième partie, Hervé THIS nous honore ainsi que le public, d’une conférence dont il a le secret. Physicochimiste à l’INRA-Agro Paris Tech, il est l’inventeur de la gastronomie moléculaire. Il présente avec humour et fortes connaissance de chimiste, sa façon de faire la cuisine de demain, et en particulier celle du baeckeofe.

Hervé THIS a été nommé membre de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace.

Plus de soixante membres de notre Compagnie et public extérieur ont partagé ces moments de reconnaissance à l’encontre  de nos lauréats. La séance publique de notre Académie, pendant le Salon du Livre de Colmar, s’habille d’une ambiance festive et culturelle, liée au charme que revêt cette période d’avant Noël. 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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