Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Daniel Guinier  : Le temps qui passe...

Bien des questions se sont posées au travers des siècles à propos du temps, de sa nature, de son écoulement, mais également de l'illusion ou de la réalité qui s'en dégage. Daniel Guinier, ancien expert près la Cour pénale internationale de La Haye, membre de l’Académie d’Alsace, examine l'évolution du concept et les réponses apportées, notamment à propos de la perception humaine du temps qui passe. Alors que l’actualité crée un double constat paradoxal, entre le temps suspendu, confiné, d’un côté, et le temps qui s’accélère, s’affole, de l’autre, voilà une stimulante mise en perspective.

 

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Jean Richert  : Un témoignage de l’incroyable imagination créatrice de l’être dans des temps difficiles: Le Manuscrit
philosophique de Werner Heisenberg


Une précieuse lecture pour nos temps troublés : « Le manuscrit de 1942 » (Ed. Allia, 2003) du physicien Werner Heisenberg (1901-1976), un des pères de la physique quantique. Il invite à une exigeante réflexion sur la responsabilité individuelle, à la lumière de ses doutes au cœur de la guerre, alors qu’il sentait l’Allemagne sur le point de tomber et que les autorités lui demandaient de mettre au point la bombe atomique.

 

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Théo Graber  : Au nom de tous nos liens


Dans l'accélération continue de la mutation du monde, nous avons besoin des livres comme du silence et de la hauteur des cathédrales, affirme Théo Graber, membre du comité directeur de l’Académie d’Alsace. De leur prééminence, nous dit-il dans ce texte très personnel, dépend notre avenir commun.

 

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Marie-Laure Freyburger : LE ou LA covid ?

Professeur émérite de grec ancien à l’Université de Haute Alsace, membre du comité directeur de l’Académie d’Alsace, Marie-Laure Freyburger nous éclaire sur un point qui fait débat : faut-il dire « le » ou « la » covid19 ? Elle réagit à un texte publié sur le site de l’Académie Française. Un billet d’humeur linguistique et académique.

 

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Bernard Reumaux : « Des livres pour vivre libres ! »

 

Président de l’Académie d’Alsace, directeur éditorial de la collection « La grâce d’une cathédrale » (qui vient de faire paraître les volumes sur Angers et Autun), il réagit aux mesures de fermeture des librairies, commerce jugé « non essentiel » par le gouvernement dans le cadre du deuxième confinement du pays. Et propose de faire de Strasbourg la « capitale européenne du livre ». Ce texte a été adressé le 2 novembre 2020 à la presse alsacienne.

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Hervé This vo Kientza : Profitons de ces temps troublés pour rénover les études

 

Avec le confinement, l'ensemble du système de formation a cherché des solutions pour assurer la continuité des cursus. Parfois, c'était seulement une "rustine", mais, parfois aussi, des innovations plus profondes ont été proposées . On peut espérer que le meilleur des usages nouveaux sera conservé, car le besoin de rénover les études   était criant, depuis des décennies.

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Daniel Guinier : Covid-19 et humanisme

 

Problématique et réponse des lumières face à une crise majeure.

 

"Face à une pandémie annoncée et à la crise suivante…", nous avions alerté en 2009 sur la résurgence des crises sanitaires, laissant présager celle que nous connaissons, mais sans en prévoir ni le moment, ni la forme, ni les conséquences. Nous avions indiqué à ce propos : "L'incertitude et la difficulté de prévision sont d'autant plus grandes que l'humanité est dans une phase critique où s'accumulent des crises de nature et de niveau différents, alors que les grands systèmes sont peu diversifiés et interconnectés au niveau mondial, introduisant ainsi la possibilité de crise systémique".

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Michel Zink : Plaidoyer pour les Académies en réaction au New York Times

Le plaidoyer de Michel Zink dans Le Point
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René Woltz : Sur les modèles universitaires en Europe et leur héritage en Alsace

 

Le modèle de l'Université médiévale avec l'enseignement scolastique était, pour l'essentiel, influent en Europe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, quand la Révolution française a bouleversé  l'Europe. Assujetti à l'Eglise catholique jusqu'au XVe siècle, le modèle scolastique s'ouvrait progressivement au mouvement émancipateur de l'humanisme et au mouvement "sécularisant" des Lumières tout en subissant les secousses des conflits religieux de la Réforme.
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Jacques Streith : L'affaire Dreyfus

 

 

La victoire de la vérité sur la Raison d’État et le mensonge. Le monument érigé à Mulhouse à l’occasion du cent-dixième anniversaire de la réhabilitation du capitaine Dreyfus par la Cour de cassation.

 

Marie-Laure Freyburger : Développement de l'humanisme dans le Rhin supérieur

 

 

Le Rhin Supérieur a toujours été un lieu de passage et de brassages des idées. Aux XVe et XVIe siècles, c'est le mouvement humaniste qui, né en Italie dès le XIVe siècle, s'est développé après la prise de Constantinople par les Turcs, et s'est rapidement répandu vers l'Europe du Nord. Bénéficiant de l'invention de l'imprimerie, les érudits prônent un retour aux sources antiques, paiënnes et chrétiennes, et diffusent leurs idées nouvelles en s'affranchissant des carcans de la scolastique médiévale.

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Lionel  Compte : Platon, le Dalaï-lama et les neurosciences

 

Il y a quelques semaines s’est tenu à l’Université de Strasbourg un colloque avec la participation du dalaï-lama sur le thème « Méditation, conscience et neurosciences ». Platon n’aurait assurément pas manqué d’organiser une telle rencontre au sein de son Académie. En effet, par son allégorie de la caverne, Platon aborde la difficulté et le travail nécessaire – la dialectique - pour passer d’un monde constitué des reflets de la réalité au monde de la réalité elle-même.

Cette démarche ressemble fort à celle de la méditation qui vise, en tout cas dans son acception bouddhiste, au passage de l’être « endormi » et dans l’ignorance à l’être « éveillé », libéré de tous les conditionnements. Mais que viennent faire les neurosciences dans cet environnement philosophique ?

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L'Edito

Une poétique de l'Alsace

Décédé en octobre dernier, le grand poète Claude Vigée aurait eu cent ans le 3 janvier. Etats-Unis, Israël, Paris, il a connu tous les horizons, mais était resté arrimé à l’Alsace par l’esprit, par l’âme, par la poésie, par le dialecte. Ses souvenirs de Bischwiller, racontés dans Le Panier de houblon, portent témoignage sensible des bouleversements et des permanences de la région.
I hab noch niemols mini Haimet verlon.
Niemols kumm i je bis anne.

(Jamais je n’ai quitté ma patrie.
Jamais je n’y parviendrai.)
Au moment où les deux conseils départementaux d’Alsace fusionnent, alors que l’institutionnel et l’opérationnel sont en première ligne, il importe de ne pas perdre de vue l’impalpable qui constitue l’essence même de l’identité alsacienne et que, nul mieux qu’eux, les poètes savent entretenir.
Sans verser dans l’identitarisme ou le séparatisme, connectée à l’universel, à la solidarité nationale et à la coopération européenne, la reconnaissance d’une entité « Alsace » inscrite dans le marbre (fragile…) des institutions nous réjouit et nous stimule. Car, à l’image des deux conseils départementaux aujourd’hui fusionnés, l’Académie d’Alsace prône et pratique depuis son origine, en 1952, la cohésion régionale, la complémentarité des territoires, des milieux et des réseaux. Il est peu de structures résolument régionales en Alsace, et encore moins de transdisciplinaires, mais tel est l’ADN originel de notre compagnie, plus précieux et utile que jamais.
Démonstration concrète en sera bientôt apportée : notre groupe de travail de dix académiciens va bientôt remettre officiellement au président de la Collectivité européenne d’Alsace son rapport « Réenchanter les châteaux forts d’Alsace », outil au service d’une politique castrale renforcée. L’imaginaire des ruines, plus largement les rêveries sur le temps englouti, les heurs et malheurs passés, sont constitutifs du regard des Alsaciens sur leur région, nourrissant cette poétique de l’Alsace chantée par Claude Vigée, sans laquelle ne peut se déployer le joyeux « désir d’Alsace »..

Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Claude Vigée (Bischwiller, 1921-Paris, 2020)

 

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