Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

René Voltz

René Voltz est physicien, professeur honoraire de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, et membre du Comité directeur de l'Académie d'Alsace

 

Section

Sciences de la nature, de l'humain et de la société

 

Formation et carrière
Etudes secondaires au Lycée Kléber et études supérieures à la faculté des sciences de Strasbourg
Licence ès-sciences de Strasbourg (1956)
Doctorat de 3e Cycle (1960)
Service militaire (1960-1962)
Doctorat ès-sciences (1965)

Parcours professionnel
Stagiaire de recherche CNRS (1956)
Attaché de recherche CNRS (1958)
Chargé de recherche CNRS (1966)
Maître de conférence, faculté des sciences Strasbourg (1968)
Professeur sans chaire, Université Louis Pasteur (1971)
Professeur titulaire à titre personnel (1973)
Professeur de classe exceptionnelle, éch. 1 (1990), éch. 2 (1995)

 

Responsabilités collectives
Directeur du Laboratoire de photo- et radiophysique moléculaire au Centre de recherche nucléaire de Strasbourg (1972-1998)
Directeur de la Division de chimie et physique des rayonnements du Centre de recherche nucléaire (1980-1984)
Président de la Section 05 (Physique atomique et moléculaire) du Comité national de la recherche scientifique (1982-1987)
Directeur du Département de physique de l’Université Louis Pasteur (1987-1991)
Chargé de mission « Physique » auprès de la vice-présidence Recherche de l’Université (1991-1994)
Vice-Président de la Section 30 (Milieux dilués et optique) du Conseil national des universités (1992-1996)

Sociétés savantes
Membre, puis président de la Société française de chimie physique (1982-1985)
Membre du Conseil de la Société française de chimie, président de la Division de chimie-physique (1987-1991)
Membre du Conseil de la Société française de physique (1983-1987) et de sa Grande commission des prix (1989-1993)
Membre du Conseil d’administration et du Conseil scientifique de l’Université du temps libre de Strasbourg (1998-2008)

 

 

Activités scientifiques
Licencié ès-sciences en 1956, René Voltz a été recruté au Centre national de recherche scientifique (CNRS) par le professeur Marguerite Perey, directrice du Laboratoire de chimie nucléaire à la faculté des sciences de Strasbourg.

Ses premiers travaux de recherche sur les propriétés des gaz radioactifs ont été sanctionnés par une thèse du 3e Cycle en 1960.

 

Au retour du service militaire (1960-1962), il a rejoint le groupe du professeur Gilbert Laustriat qui, au tout récent Centre de recherche nucléaire de Strasbourg, a consacré ses recherches aux détecteurs de rayonnements.

Avec son étude des phénomènes de luminescence dans les détecteurs de particules à scintillations, il a soutenu la thèse de Doctorat ès-Sciences en 1965.

 

En 1968, après un séjour postdoctoral à l’Université de Manchester, R. Voltz a quitté le CNRS, pour entamer son parcours universitaire.

Nommé professeur à l’Université Louis Pasteur en 1971, il a pris la direction du Laboratoire de photo- et radiophysique moléculaire pour développer, avec ses collaborateurs au Centre de recherche nucléaire, un programme de recherches sur les effets physiques, chimiques et biologiques de rayonnements de grande énergie dans la matière moléculaire.

En appliquant les méthodes théoriques et expérimentales de pointe des physiciens, il s’agissait de préciser la chaîne des phénomènes atomiques et moléculaires ultrarapides déclenchée par l’action du rayonnement dans le milieu et d’élaborer ainsi une description physique des effets traditionnellement attribués à la chimie ou à la chimie-physique ; ce qui l’a incité à s’intéresser, par ailleurs, à des problèmes théoriques plus fondamentaux de natures quantique et statistique. La réalisation des divers aspects de ce programme a suscité d’actives collaborations nationales et internationales, accompagnées de séjours réguliers de professeur invité à l’étranger.

 

En 1998, au moment de sa retraite officielle d’enseignant-chercheur, R. Voltz avait dirigé une quinzaine de thèses de Doctorat ès-sciences, signé plus de 110 publications scientifiques dans les revues internationales de physique et de chimie-physique, et contribué avec plus de 80 conférences invitées aux colloques internationaux dans ses domaines d’intérêt.

 

Prolongeant le strict exercice de son activité d’enseignant-chercheur, R. Voltz n’a cessé de s’intéresser à l’histoire culturelle de sa discipline avec notamment ses aspects locaux, riches du double apport français et allemand. Il est ainsi l’auteur d’essais touchant le devenir de l’éducation humaniste de part et d’autre du Rhin, des modèles d’universités en Europe et de leur héritage en Alsace, de la physique à Strasbourg et en Alsace du XVIe siècle à nos jours…

 

Distinction
Officier des Palmes académiques (1997)

 

 

 

 

L'Edito

Être prêts
Comme tant d’acteurs de la société civile, du monde culturel et associatif, nous attendions beaucoup de cette rentrée, imaginée comme un retour à nos activités normales, aux initiatives qui tissent le maillage de la cité et assurent ses équilibres.

Il nous a fallu déchanter. Et annuler une bonne partie du programme de septembre : deux réunions de travail entre membres sur la relance de nos Agoras après six mois d’interruption contrainte et la rentrée solennelle de l’Académie d’Alsace à Colmar.

Il s’agissait de réactiver une ancienne tradition académique, suspendue depuis des années : la Ville de Colmar et le musée Unterlinden nous auraient accueilli avec faste et nous aurions fêté avec joie la lauréate du Prix Maurice-Betz 2020, la traductrice Claire de Oliveira, attendue de Berlin.
Petite consolation, la remise du Prix de la Décapole 2020 à Claude Woehrle (lire ci-contre et dans la rubrique Actualités) a permis de partager un moment de convivialité, en petit comité, grâce à l’accueil du maire de Turckheim. Plusieurs nouveaux membres étaient présents, aux côtés des anciens de l’Académie. L’attente d’un redémarrage puissant est unanime. Nous allons prendre quelques initiatives, adaptées aux exigences sanitaires du moment. Car il s’agir d’être prêts.

A l’heure des grandes interrogations, à la veille aussi de la constitution de la Collectivité européenne d’Alsace, l’Académie d’Alsace a une place, modeste mais bien réelle, utile, à prendre dans l’espace public de la région.

L’épidémie du COVID a frappé durement l’Alsace en ce début d’année 2020. Notre Académie, reflet à bien des égards des heurs et malheurs de la région, a enregistré la disparition de trois de ses membres : deux historiens prestigieux, membres de notre comité d’honneur, les professeurs Francis Rapp et Marcel Thomann, l’artiste peintre Ernest Meichler.

Une chaîne d’engagements et de fidélités fonde la légitimité de notre académie, ainsi qu’en témoigne l’entrée de 25 nouveaux membres, signifiant le renouvellement progressif et constant de notre assemblée, l’apport de sensibilités, d’expériences, de propositions qui viennent enrichir le travail commun.

C’est la plus importante entrée de nouveaux membres en notre sein, nous en préparons d’autres, car les enjeux de notre région – rebattus par la crise sanitaire et les bouleversements économiques et sociaux qu’elle induit – appellent une Académie d’Alsace puissante, dynamique, bien répartie sur le territoire et dans ses trois sections : Sciences, Culture et Société. Une attention particulière a été portée à la poursuite de notre féminisation et au rajeunissement.

Nous travaillons cet été à préparer une rentrée dynamique, en relançant notre grand projet des AGORAS, plus que jamais attentifs à notre environnement et conscients de notre utilité collective au service de l’Alsace. A très bientôt donc !


Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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