Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

                                                                    Prix 2019

Le Grand Prix 2019 de l’Académie d'Alsace a été remis le 1er février au photographe Frantisek Zvardon.

 

 

 

 

 

 

Cérémonie solennelle à l’hôtel de ville de Strasbourg


Le photographe Frantisek Zvardon reçoit le Grand Prix 2019 de l’Académie d’Alsace

Une cérémonie brillante et chaleureuse s’est tenue le 1er février 2019 dans les salons de l’Hôtel de ville de Strasbourg pour la remise du Grand Prix 2019 de l’Académie d’Alsace au photographe Frantisek Zvardon, en présence du maire de la ville, Roland Ries.

Arrivé en Alsace en 1985, fuyant un régime oppressant et des interdits professionnels et artistiques, le Tchèque Frantisek Zvardon, photographe formé à la prestigieuse École de Brno, s’est progressivement introduit, avec discrétion et obstination, dans le difficile marché international de la photographie professionnelle.
Parcourant le monde entier pour les reportages commandés par de nombreux éditeurs et magazines, des offices de tourisme et des institutions culturelles, il fait la démonstration d’un talent original, basé sur une rigueur technique exemplaire et coloré d’une inspiration humaniste nourrie par ses études de philosophie et sa passion des rencontres.
Ses travaux sur les aurores boréales, les tribus africaines Surma, les ouvriers de la sidérurgie, et tant d’autres, confirment son excellence dans le paysage comme dans le portrait, la couleur et le noir-et-blanc. Mais aussi, ayant fait le choix de l’Alsace, il est à l’origine de campagnes photographiques qui ont apporté un total renouvellement des regards et des représentations sur l’Alsace, les Vosges, les villes.
Personnalité chaleureuse et discrète, Frantisek Zvardon n’avait jamais fait l’objet jusque-là d’une reconnaissance grand public officielle.


Le Grand Prix de l’Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts


Parmi les dix prix décernés par l’Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts, le Grand Prix distingue depuis 1973 une personne impliquée dans un travail remarquable, qu’il soit prestigieux ou modeste, scientifique, artistique ou d’engagement social. Il s’attache à mettre en lumière l’œuvre et l’action d’une personnalité n’ayant pas encore bénéficié de reconnaissance grand public officielle. Biennal jusque-là, il devient annuel et bénéficie désormais du soutien de la Ville de Strasbourg, qui en accueille la cérémonie de remise officielle et contribue à sa promotion. Une exposition de grands tirages de Frantisek Zvardon a lieu tout le mois d février sur les grilles de l’Hôtel de ville, place Broglie.


Extrait du discours « Le Veilleur de la Beauté du Monde » prononcé par le président de l'Académie, Bernard Reumaux, lors de la remise du prix :
« Frantisek Zvardon sait la misère, la laideur, la violence, l’injustice qui envahissent le monde. Il a voyagé hors des sentiers battus dans le monde entier et il est attentif à l’humanité telle qu’elle est. Il a approché de près les atteintes aux paysages, aux sociétés, la famine, la guerre, la mort. Il a vu les plus beaux sites défigurés, de l’Islande au Brésil ; les ravages d’un certain tourisme irresponsable, etc.
Et que nous livre-t-il ? Des paysages en majesté, la symphonie enjouée de la Création, l’enchantement des éléments combinés, palette infinie de feu et de glace, de roc et d’océan, de jungle et de désert, de moissons et d’étoiles, d’aurores et d’orages.
Oui, il sait la fragilité du monde, l’envahissement de la laideur, mais il ne dénonce rien frontalement. Il veille sur la Beauté du Monde, et ce faisant il nous alerte, puissamment. Voilà votre monde, voilà notre monde, louez-le, respectez-le, veillez sur lui, chacun d’entre vous.
Mais ne nous y trompons pas. Frantisek Zvardon a une conception de la Terre, du Monde, qui ne se réduit pas au concept parfois ambigu de « Planète », païennement sacralisée, déshumanisée. La Terre, pour lui comme pour tous les humanistes, ce sont aussi les hommes. Pour notre photographe militant à sa manière, célébrer la beauté du monde et rendre attentif aux menaces pesant sur lui, c’est aussi honorer l’irréductible dignité de l’humain, les hommes, les femmes, les enfants, dans l’infinie diversité des cultures, des modes de vie, des destins. Et veiller pareillement sur eux. »

 

 

Prix 2018

Le prix scientifique des bacheliers 2018 a été remis à Chloé Petit,  le 19 janvier 2019, à Sainte-Marie-aux-Mines

 

Selon Etienne Bastian, proviseur du Lycée Louise Weiss  « Chloé est une élève idéale. Toute sa scolarité a été exemplaire. [...]  C’est également une élève qui a toujours été souriante, tout dans la retenue, sans prétention. Ses interventions ont toujours été pertinentes, réfléchies et sont toujours venues au bon moment en cours, lorsque le silence devenait pesant et qu’aucun élève ne répondait à la question de l’enseignant… »

Ses résultats au bac en témoignent : une moyenne générale de 19,57/20, et cinq 20/20 sur le relevé de notes (à l’oral de français, en physique, en chimie, en SVT et en TPE). Le maire, Claude Abel est admiratif et  « très heureux de mettre à l’honneur Chloé Petit. »

Le chancelier de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace, Gabriel Braeuner, n’a pas été moins dithyrambique. Avant de lui remettre le prix, il a présenté son académie, qui est la plus jeune de France (fondée en 1952), mais avec une caractéristique : être régionale, quand les autres sont liées à des villes.

« Nous sommes soucieux de soutenir la jeunesse, en décernant des prix, en philosophie, en sciences et aussi en langue et culture régionale. »

Le trésorier de l’Académie alsacienne, Jean Richert, a cité des femmes scientifiques qui ont apporté une contribution importante, comme Emmy Noether, Lise Meitner, Marie Curie, mais aussi l’épouse d’Albert Einstein, qui aurait fortement inspiré son mari lors de la mise au point de la théorie de la relativité restreinte : « Nous avons besoin de la science, non pas pour fabriquer des bombes mais pour avancer dans la connaissance du monde dont nous faisons partie et la compréhension des mécanismes qui le gouvernent, insiste Jean Richert, non pas seulement pour le plaisir esthétique et par curiosité mais aussi pour essayer de promouvoir un mieux vivre par l’application des connaissances acquises dans les nombreux domaines de recherche. »

 

 

La remise du Prix Matzen a eu lieu vendredi le 14 décembre au lycée agricole d’Obernai.

C’est Aline Gillig, de Gingsheim, qui a obtenu le prix, récompensant, parmi le millier de candidats, celui qui a obtenu le meilleur résultat et s’est le mieux exprimé en alsacien à l’option Langue et culture régionales du bac.

Titulaire du bac S, avec une mention bien, elle poursuit des études de Gestion des entreprises et des administrations à l’IUT Louis Pasteur de Schiltigheim.

Le proviseur et la chargée de mission au rectorat ont souligné l’intérêt de pratiquer le dialecte, ouverture sur le monde germanique et européen, notamment dans une optique économique.

 

 

Le prix Jeune Talent remis à Anna Griot,  le 24 novembre 2018

 

Décerné tous les ans à un étudiant de la Haute École des Arts du Rhin, le prix Jeune Talent de l’Académie d’Alsace distingue un travail original et fécond dans le domaine de l’illustration, en lien notamment avec l’écriture, l’édition, la diffusion. La lauréate 2018, Anna Griot, illustratrice, éditrice, est originaire de Paris et installée en Alsace. Elle interroge dans ses livres, avec grâce et tout en profondeur, ce qui fait et défait le lien entre les humains. Par ailleurs, elle édite une revue annuelle, Cargo, réalisée avec une journaliste qui n’est autre que sa sœur jumelle.

 

Remise du Prix Matzen par Gabriel Schoettel à Aline Gillig, le 14 décembre 2018

 

6e Grand Prix scientifique Alfred et Valentine Wallach
Samedi 26 mai 2018
Université de Haute Alsace

Remise du Grand Prix Scientifique Wallach, avec le lauréat au centre, Arnaud Stangenberg, le président de la Fondation Wallach, Dr Fernand Hessel, à droite, et BR, président AA

 

Photo J-M Valder / L’Alsace

 

 

Discours du Président le Dr. Fernand Hessel

Madame, Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs,

C’est avec plaisir que je me retrouve parmi vous dans un cadre humaniste et notamment scientifique en ce qui nous concerne aujourd’hui, afin de remettre au nom de la Fondation Alfred et Valentine WALLACH le Grand Prix Scientifique de 3 000 Euros à
M. Arnaud SPANGENBERG.

Cher Monsieur, vous êtes un chercheur confirmé, de très grand talent, raison pour laquelle vos collègues physiciens de l’Université de Haute Alsace vous ont sélectionné pour ce Grand Prix.
Pour les plus jeunes générations c’est pour moi l’occasion de rappeler la mémoire d’Alfred Wallach, grand industriel, grand politique, militaire, humaniste, ayant tracé des sillons demeurés indélébiles dans tous ses domaines d’activités.
C’est aussi l’occasion de rappeler à quel point la mémoire des générations est essentielle pour la construction de l’avenir, à quel point les découvertes scientifiques sont vectrices de progrès, mais aussi ramènent l’Homme à sa juste dimension, car les tenants et les aboutissants de la création nous échappent.
La Fondation aujourd’hui comme par le passé soutient un pilier essentiel de notre société, l’Université, la recherche, en vous attribuant ce 6e Grand Prix scientifique.

Je rappelle volontiers aussi que nous sommes à la croisée de notre temps, de la vie avec la vie, ou de la vie contre la vie, dans un univers où malgré les milieux de recours tel que le vôtre, l’impression d’un immense orphelinat de la pensée et de la spiritualité persiste.

Quel que soit le milieu auquel nous nous adressons et le milieu scientifique que vous représentez, sera certainement d’accord avec moi pour dire comme Périclès l’affirmait déjà « On n’est jamais assez fort pour le rester ».
Le doute, la notion de faiblesse, un fil conducteur éthique et moral restent un moteur de la Société.
Il me semble que le monde ne peut être que narcissique et en même temps constructeur d’avenir.

Je vous souhaite de poursuivre une excellente carrière scientifique et universitaire.

 

                                      Prix 2017

GRAND PRIX DE L’ACADÉMIE D’ALSACE
Jacques Bruderer,
tailleur de pierre
Remis au Festival du Livre de Colmar, 26 novembre 2017

PRIX JEUNE TALENT
Cédric Philippe,
Haute école des arts du Rhin
Remis au Festival du Livre de Colmar, 26 novembre 2017

PRIX SCIENTIFIQUE DES BACHELIERS
Benjamin  Buhl

Remis au lycée Blaise-Pascal de Colmar, 26 novembre 2017

PRIX RAYMOND-MATZEN DES BACHELIERS
Florian Mourant

Remis au lycée Paul-Emile Victor d’Obernai, 8 décembre 2017

PRIX PHILOSOPHIQUE DES BACHELIERS
Hugo Scheubel
Il sera remis le 20 janvier au collège épiscopal de Zillisheim
 
 
 
 
 

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L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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