Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Grand prix de l’Académie (prix René SPAETH)

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Le Grand Prix de l’Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts


Parmi les dix prix décernés par l’Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts, le Grand Prix distingue depuis 1973 une personne impliquée dans un travail remarquable, qu’il soit prestigieux ou modeste, scientifique, artistique ou d’engagement social. Il s’attache à mettre en lumière l’œuvre et l’action d’une personnalité n’ayant pas encore bénéficié de reconnaissance grand public officielle.

Le Grand Prix de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Alsace est fondé en 1973 par Madame Spaeth en souvenir de son mari, connu en tant que poête sous  le nom de René d'Alsace, président fondateur de l'Académie.

Cette distinction  était décernée annuellement, de 1973 à 1997, puis tous les deux ans à partir de 1999, en alternance avec le prix Maurice Betz.

Aujourd'hui, il est annuel, et bénéficie désormais du soutien de la Ville de Strasbourg, qui en accueille la cérémonie de remise officielle et contribue à sa promotion.

D'un montant de 1500 euros, ce prix récompense l'ensemble d'une oeuvre littéraire, historique, artistique ou scientifique consacrée à l'Alsace.

 

 

1990    ROSSIGNOL Elisa
    « Une enfance en Alsace, 1907-1918 »

 

1991    CAMES Gérard
    « Deux siècles d’enluminure en Alsace »

 

1992    PATRIS Jean-Paul
    pour l’ensemble de son œuvre et spécialement la vallée de Ste-Marie-aux-Mines

 

1993    HAUDOT Charles
    Pour son œuvre dans le domaine de la sigillographie alsacienne

 

1994    LOTZ François
    « Artistes-peintres alsaciens d’un temps ancien »

 

1995    BRAEUNER Gabriel
    « Pfeffel l’Européen »

 

1996    TOURSTEL-HARSTER Dominique, BECK Jean-Pierre, BRONNER Guy
    « Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace »

 

1997    HOHL Jean-Luc
    « Minéraux et mines du massif vosgien »

 

1998    CARDONNE Gérard
    « La bague de Riquewihr »

 

2001    LOUYOT Michel
    Pour l’ensemble de son œuvre

 

2003    DAUL Léon, MOSZBERGER Maurice, RIEGER Théodore
    « Dictionnaire des rues de Strasbourg »

 

2005    Marie BOURDIN-KUHLMANN
    « Ceux de la Grande Vallée » (3 tomes)

 

2007    MATTAUER Jean-François
    Pour l’ensemble de son œuvre d’illustrateur

 

2009    PELLETIER-GAUTIER Sonia
    « Les dilemmes de l’inquisiteur » (3 tomes)

 

2011    BORNERT René
    « Les monastères d’Alsace »

 

2013    ERNY Jean-Jacques

 

2015    DE CAZOTTE Marie-Laure
    « A l’ombre des vainqueurs »

 

2017    BRUDERER Jacques

 

2019 :  John HOWE

 

 

L'Edito

Être prêts
Comme tant d’acteurs de la société civile, du monde culturel et associatif, nous attendions beaucoup de cette rentrée, imaginée comme un retour à nos activités normales, aux initiatives qui tissent le maillage de la cité et assurent ses équilibres.

Il nous a fallu déchanter. Et annuler une bonne partie du programme de septembre : deux réunions de travail entre membres sur la relance de nos Agoras après six mois d’interruption contrainte et la rentrée solennelle de l’Académie d’Alsace à Colmar.

Il s’agissait de réactiver une ancienne tradition académique, suspendue depuis des années : la Ville de Colmar et le musée Unterlinden nous auraient accueilli avec faste et nous aurions fêté avec joie la lauréate du Prix Maurice-Betz 2020, la traductrice Claire de Oliveira, attendue de Berlin.
Petite consolation, la remise du Prix de la Décapole 2020 à Claude Woehrle (lire ci-contre et dans la rubrique Actualités) a permis de partager un moment de convivialité, en petit comité, grâce à l’accueil du maire de Turckheim. Plusieurs nouveaux membres étaient présents, aux côtés des anciens de l’Académie. L’attente d’un redémarrage puissant est unanime. Nous allons prendre quelques initiatives, adaptées aux exigences sanitaires du moment. Car il s’agir d’être prêts.

A l’heure des grandes interrogations, à la veille aussi de la constitution de la Collectivité européenne d’Alsace, l’Académie d’Alsace a une place, modeste mais bien réelle, utile, à prendre dans l’espace public de la région.

L’épidémie du COVID a frappé durement l’Alsace en ce début d’année 2020. Notre Académie, reflet à bien des égards des heurs et malheurs de la région, a enregistré la disparition de trois de ses membres : deux historiens prestigieux, membres de notre comité d’honneur, les professeurs Francis Rapp et Marcel Thomann, l’artiste peintre Ernest Meichler.

Une chaîne d’engagements et de fidélités fonde la légitimité de notre académie, ainsi qu’en témoigne l’entrée de 25 nouveaux membres, signifiant le renouvellement progressif et constant de notre assemblée, l’apport de sensibilités, d’expériences, de propositions qui viennent enrichir le travail commun.

C’est la plus importante entrée de nouveaux membres en notre sein, nous en préparons d’autres, car les enjeux de notre région – rebattus par la crise sanitaire et les bouleversements économiques et sociaux qu’elle induit – appellent une Académie d’Alsace puissante, dynamique, bien répartie sur le territoire et dans ses trois sections : Sciences, Culture et Société. Une attention particulière a été portée à la poursuite de notre féminisation et au rajeunissement.

Nous travaillons cet été à préparer une rentrée dynamique, en relançant notre grand projet des AGORAS, plus que jamais attentifs à notre environnement et conscients de notre utilité collective au service de l’Alsace. A très bientôt donc !


Bernard Reumaux

Président de l'Académie d'Alsace

 

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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