Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Prix de la Décapole

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Le prix de la Décapole est créé en 1992 à l'initiative du président d'honneur Raymond Oberlé.

Ce prix est décerné "à l'auteur d'une oeuvre littéraire, scientifique, artistique, consacrée si possible à la Décapole, son passé, son présent ou son futur, aux intérêts communs des villes décapolitaires, à leurs rapports, conformément à l'esprit qui avait animé la Décapole".

Attribué chaque année, ce prix d'un montant de 1500 euros est financé par les onze villes de la Décapole (à raison de 210 euros par ville) : Haguenau, Colmar, Sélestat, Kaysersberg, Landau, Mulhouse, Munster, Obernai, Rosheim, Turckheim, Wissembourg.

La remise du prix de la Décapole se déroule, à tour de rôle, dans chacune de ces villes.

 

 

1992    Kaysersberg        DES CARS Jean, FUCHS Monique, HAMANN Bernard
                «  Le château du Haut-Koenigsbourg »

 

1993    Rosheim        BACH Henri, RIEB Jean-Pierre, WILHELM Robert
« Trois horloges astronomiques de la cathédrale de Strasbourg »

 

1994    Wissembourg        BOEHLER Jean-Michel
« Une société rurale en milieu rhénan : la paysannerie de la plaine d’Alsace 1648-1789 »


1995    Mulhouse        STOSKOPF Nicolas
                « Les patrons du second Empire en Alsace »

 

1996    Sélestat        BURCKHARD Francis
« Histoire du Conseil souverain d’Alsace au XVIIIe siècle en Alsace »

 

1997    Haguenau        IMHOF Andreas
« Landau-Wirtschaft und Gesellschaft in einer Garnisonsstadt vom Ausgang des 17. bios zum Beginn des 19 Jahrhundert”

 

1998    Turckheim        BETZINGER Claude
« Vie et mort d’Euloge Schneider, ci-devant franciscain. Des lumières à la Terreur 1756-1794 »

 

1999     Colmar    HAU Michel
    « La maison De Dietrich de 1684 à nos jours »

 

2000     Obernai    OTT Florence
    « La Société industrielle de Mulhouse de 1826 à 1876 »

 

2001     Munster    FISCHER Marie-Thérèse
    « Treize siècles d’histoire au Mont Sainte-Odile »

 

2002     Landau    MANGOLD Monique et NAEGELEN Bernard
    « Les plus beaux villages d’Alsace »

 

2003     Kaysersberg    HAMPE Bernard
    « Du haut des sommets vosgiens »

 

2004      Rosheim    MEYER Jean-Philippe
    « Voûtes romanes- Architecture religieuse en Alsace de l’an mil au début du XIIe siècle »    

 

2005    Wissembourg        URBAN Jean-Michel
« Lieux-dits. Dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace »

 

2006    Mulhouse        LOETSCHER Michel et SPINDLER Jean-Charles
                « Spindler, un siècle d’art en Alsace »

 

2007    Haguenau        IGERSHEIM François
« L’Alsace et ses historiens, 1680-1914. La fabrique des monuments »

 

2008    Turckheim        DEBUS KEHR Monique
                « Travailler, prier, se révolter »

 

2009    Colmar        BRUANT Benoît
                « Hansi, l’artiste tendre et rebelle »

(voir l'allocution de remise du prix par Christine Roederer)

 

2010    Obernai        BISCHOFF Georges
La guerre des Paysans. L’Alsace et la révolution du Bundschuh 1493-1525 »

 

2011    Sélestat        HIRSCH Jean-Pierre        
« Vie de bistrot en Alsace 1844-1914 »

 

2012    Munster        KILL René
« L’approvisionnement en eau des châteaux forts de montagne alsaciens »

 

2013    Kaysersberg        MARTIN Etienne et WALTER Marc
                « Le palais Rohan »

 

2014    Rosheim        MENGUS Nicolas et RUDRAUF Jean-Michel
                « Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace »

 

2015    Sélestat        Société d’histoire de Munster et l’association internationale pour
                l’œuvre du Dr Albert Schweitzer à Lambaréné
                 « Journal de Louis Schweitzer, Gunsbach

1914-1919 »

 

2016    Haguenau        HUCK Dominique
                « Histoire des langues en Alsace »

 

2017    Landau        GROLL Joseph pour la traduction du livre d’Oskar Wöhrlé et
                Herrad-Odilie KRENKEL
                « Baldamus ou le diable aux trousses »

 

 

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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