Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Prix de la ville de Schongau

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Fondé en 1962 lors de la signature de jumelage entre Schongau et Colmar.

D’une valeur de 1000€, financé par Schongau, le prix est attribué tous les deux ans et attribué à des personnes françaises ou allemandes qui, par leurs publications, ont contribué au renforcement des relations entre la France et l’Allemagne.

 


1990    SCHEFFEL Helmut
    Traducteur de nombreux auteurs français et allemands

 

1992    THILL Andrée
    Pour l’ensemble de ses travaux consacré au poète alsacien Jacob Balde (1604-1668)

 

1994    NIES Fritz
    Initiateur du Centre français interdisciplinaire de l’Université de Fribourg en Brisgau

 

1996    MEYER Astrid, STUDER Fernand et HECKLY Guy

Actions de développement pour la coopération transfrontalière et le bilinguisme en Alsace

 

1998    BRENDLZ Franz
« Dynastie und Reformation. Die würtembergische Herzöge Ulrich und Christoph zwischen Habsburg und dem Reichsfürstenstand”

 

2000    SORG Jean-Paul
    Pour ses travaux sur Goethe et Albert Schweitzer

 

2002    LERSCH Hermann
    Pour l’ensemble de son œuvre

 

2004    LESCOURET Marie-Anne
    Pour l’ensemble de son oeuvre

 

2006    BÜSENMEYER Hartwig
    « Das Koenigreich der Spielleute »

 

2008    BILLER Thomas et METZ Bernhard
    «  Burgen des Elsass »

 

2010    HUGUES Pascal
    «  Marthe et Mathilde »
    Prix remis à Horbourg-Wihr

 

2012    DÜSTERHAUS Donatus
    « Die Revolution als Schwester des Krieges »
Prix financé par la Kulturstiftung der Kreissparkasse Schongau qui se substitue à la ville

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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