Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Prix Maurice Betz

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Créé en 1957 par Madame Maurice Betz, en mémoire de son mari, traducteur, universitaire,
homme de lettres (1898-1946).
Suspendu, puis relancé en 1990. Décerné alors tous les ans jusqu’en 1996, puis tous les deux
ans à partir de 1998. A nouveau interrompu en 2017, pour réflexion sur sa suite.


Doté de 1.500 €. Remis au Salon du Livre de Colmar.

 


1990 SARG Freddy, ethnologue, pasteur


1991 MATZEN Raymond, professeur de dialectologie à l’Université de Strasbourg


1992 GABLE-SENNÉ Marguerite, écrivain, poète


1993 ULRICH Henri, médecin, naturaliste, artiste


1994 ALLHEILIG Martin, homme de radio, homme de lettres
Pour l’ensemble de ses initiatives dans le domaine de la culture dialectale


1995 FUCHS François-Joseph, historien, archiviste
Pour l’ensemble de son œuvre


1996 MULLER Claude, historien


1998 SAUR Françoise, photographe, et HUNZINGER Chloé, écrivain
Pour leur livre « Vosges, terres vivantes »


2000 LIENHARD Marc, pasteur, théologien
Pour son livre « Martin Luther, la passion de Dieu »


2002 GANDELMAN Pierre, médecin, romancier (prix Femina du Premier Roman 1995)


2004 WACKENHEIM Vincent, FINCK Adrien, MATZEN Raymond, STAIBER Maryse
Pour « Anthologie de la littérature dialectale alsacienne »


2006 STEEGMANN Robert, historien
Pour son livre « Struthof, le KT-Natzweiler 1941-1945 »


2008 BECK Antoine (à titre posthume), auteur
Pour son livre « Le soulier lacé, la terre qui saigne »


2008 STRICKLER Albert, poète
« Le voyage de l’arbre »


2010 CABARET André, romancier
« Mille cent onze »


2012 WINTER Michel, historien, romancier
Pour son livre « Le retable des ardents »

 

2014 PFISTER Gérard, écrivain, poète, éditeur
Pour « Le Livre des sources » et l’ensemble de son œuvre et de son travail éditorial

 

2017 VALENTIN Jean-Marie, germaniste, universitaire (Sorbonne)
Pour son livre « Le théâtre à Strasbourg, de Brant à Voltaire »

L'Edito

Savoir d’où l’on vient,
pour préparer l’ « après »

La terrible épidémie qui ravage le monde a mis à mal les certitudes, bousculé les perspectives et réduit à néant les expertises. L’humanité, nue et tremblante comme après un cataclysme, s’interroge avec angoisse : de quoi demain sera-t-il fait ?
Le courage et la volonté, mais aussi la foi en la générosité et la création, seront les moteurs du redressement. Celui-ci aura lieu, même si nul n’en sait la forme et le calendrier.
Il est indispensable de commencer à y réfléchir, sans tabou, avec le cerveau et le cœur orientés à 360°, comme un radar cherchant des signes nouveaux.
Diffusées début mars, les Annales de l’Académie d’Alsace ont opportunément livré une histoire de notre compagnie (voir par ailleurs sur ce site). Elles donnent une réponse à la question de notre utilité dans le corps social : mobiliser des énergies et des bonnes volontés venues d’horizons différents, dans la recherche désintéressée d’un bien commun pour notre temps
Au lendemain du décès d’un de nos membres parmi les plus éminents, le professeur Francis Rapp, historien médiéviste à la brillante carrière, qui avait l’Alsace chevillée au cœur, une Alsace de tolérance et d’humanisme, savoir d’où l’on vient, méditer sur les drames passés pour contribuer à un monde d’harmonie, voilà la plus noble des éthiques, la plus féconde aussi.
L’Académie d’Alsace, dans l’esprit de ses pères fondateurs après la guerre, aura à ressourcer et à relier aux défis de l’ « après épidémie » sa belle mission.
Nous y reviendrons.


Bernard Reumaux

 

 

 

 

Bernard Reumaux

Réunion de préparation des Agoras, Strasbourg, 17 septembre 2019

 

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