Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
    Académie d’Alsace   des Sciences, Lettres et Arts  

Prix 2017

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LAURÉATS DES PRIX DE L’ACADÉMIE D’ALSACE

(novembre-décembre 2017)

 

 

 

GRAND PRIX DE L’ACADÉMIE D’ALSACE
Jacques Bruderer
Remis au Festival du Livre de Colmar, 26 novembre 2017

 

Après un baccalauréat scientifique, Jacques Bruderer a choisi, à la surprise de ses proches, la voie de l’apprentissage pour devenir tailleur de pierre. Pari réussi : il fut meilleur apprenti de France en 2011, avant d’obtenir son brevet professionnel en 2009 et celui de maîtrise supérieure en 2013. Artisan depuis 2007, il a enchaîné les expériences professionnelles, restaurant monuments historiques, sculptures et charpentes dans toute la région. Il a travaillé récemment sur des édifices de la Neustadt à Strasbourg, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Il dirige et anime, en outre, l’association pour la restauration du château du Schoeneck.

 

 


PRIX JEUNE TALENT
Cédric Philippe
Remis au Festival du Livre de Colmar, 26 novembre 2017

 

Le lauréat du prix décerné à un diplômé de l’année de la Haute école des arts du Rhin (HEAR) est né en Alsace en 1999. Il passe son adolescence dans le Jura où il s’éveille à la lecture et à la poésie. Après avoir tâté des sciences physiques, il bifurque vers des études artistiques, à la HEAR, où il développe les techniques du dessin, du graphisme et de la narration. Sa formation scientifique lui a apporté une rigueur qui lui permet d’exceller dans la combinaison du dessin et du texte. C’est tout naturellement vers une carrière mixte de romancier dessinateur qu’il se destine. Un premier contrat, signé il y a peu, avec une maison d’édition de Nantes, laisse augurer d’un bel avenir professionnel.

 

 

PRIX SCIENTIFIQUE DES BACHELIERS
Benjamin  Buhl
Remis au lycée Blaise-Pascal de Colmar, 26 novembre 2017

Originaire de Kunheim, a fréquenté le lycée Blaise-Pascal depuis 2014 : une seconde Européenne, puis une première et terminale SVT Européenne. Son bac scientifique 2017, il l’a obtenu à l’âge de 16 ans, avec la meilleure note de l’académie. Il a rejoint depuis la rentrée le lycée Kléber de Strasbourg en prépa PCSI (physique, chimie, sciences de l’Ingénieur) et envisage d’intégrer l’Ecole Normale Supérieur pour entreprendre une carrière de chercheur.

 


PRIX RAYMOND-MATZEN DES BACHELIERS
Florian Mourant
Remis au lycée Paul-Emile Victor d’Obernai, 8 décembre 2017

 

Ce prix récompense le bachelier de l’académie ayant obtenu la meilleure note dans l’option langue et culture régionale. Florian Mourant a été élève au lycée des Métiers Paul-Emile Victor d’Obernai et lauréat du baccalauréat professionnel « Maintenance des matériels agricoles ». Ses connaissances techniques et linguistiques – il maîtrise l’allemand et l’alsacien – lui ont valu d’être immédiatement embauché par l’entreprise Kuhn de Saverne, spécialiste de matériel agricole (4400 salariés dans le monde). À noter que, dans cet établissement, l’ensemble des bacheliers professionnels qui ne poursuivent pas en BTS ont immédiatement trouvé du travail. Bel éloge de l’apprentissage en Alsace !
 


PRIX PHILOSOPHIQUE DES BACHELIERS
Il a été remis le samedi 20 janvier 2018 au lycée épiscopal de Zillisheim, en fin de soirée. Ils étaient plus d’une centaine avec leurs parents, réunis pour fêter la réussite de la « fournée bachelière » 2017 et leurs retrouvailles, tous désormais loin de Zillisheim. Parmi les lauréats, une mention spéciale pour Hugo Scheubel qui poursuit désormais ses études en Angleterre, et que notre Académie, représentée par Gabriel Braeuner, Gérard Leser et Jean Richert, a distingué en lui décernant le prix philosophique des bacheliers.

L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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