Académie d’Alsace des Sciences, Lettres et Arts
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Assemblée générale à Mulhouse

25 juin 2016

La 65e assemblée générale a eu lieu à Mulhouse le 25 juin 2016, dans la salle de la Décapole, en présence de notre président Christiane ROEDERER, des vice-présidents MM G. BINDER, G. LESER et G. Braeuner, du chancelier J. STREITH, des membres de notre comité et d’une cinquantaine d’académiciens. La municipalité de MULHOUSE était représentée par Mme NOUR BOUAMAIED, adjointe au maire.

Monsieur ROTNER, maire de MULHOUSE, nous a rejoints avant le déjeuner pour témoigner tout son soutien à notre Académie.

Les nouveaux membres ont été présentés par leurs parrains respectifs.

Vous pouvez retrouver les laudations dans la rubrique dédiée à droite de votre écran.

Article du journal l'Alsace
Rapport moral - Assemblée générale 2016, Mulhouse
Rapport-Moral-AG16 (2).pdf
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L'Edito


Vulgarisation ?
Le mot rebute souvent. Mais la réalité émerveille.
Car telle est la fonction et l’honneur des professionnel

s de la transmission, qu’ils soient intellectuels ou artisans, chercheurs pointus ou enseignants de terrain, praticiens des arts et de la culture.
Et tel est le rôle le plus noble des académies ! Pas de cultiver l’entre-soi, mais de s’ouvrir aux autres, ceux de toutes les disciplines du savoir et de la création bien sûr, mais aussi, surtout, les publics les plus divers et les moins spécialisés.
Nous en avons eu une brillante démonstration par un grand esprit de la « république des lettres », Michel Zink, de passage dans la région à l’invitation de l’Académie d’Alsace, dont il est membre du Comité d’honneur. A Altkirch le 6 avril, à Strasbourg le 8, tous ont été conquis par l’érudition et le charme du membre fraîchement élu de l’Académie française, du secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, du professeur honoraire du Collège de France, du grand spécialiste des littératures françaises du Moyen Age, capable de déclamer pendant des heures des poèmes de troubadours en langue originale…
Michel Zink a fait un éloge de la vulgarisation, de la nécessité de trouver des formes adaptées pour toucher, cultiver, séduire des publics jugés a priori à distance. « Si la littérature médiévale devait rester uniquement affaire de spécialistes pointus, elle n’aurait aucune légitimité à être étudiée », dit-il. Cette recherche érudite doit venir enrichir le goût du public pour le Moyen Age, les châteaux en ruine, la chevalerie, elle doit montrer en quoi l’univers sensible de ce millénaire mal connu imprègne nos imaginaires et nous aide à nous définir dans la société, à préciser les notions de pouvoir, de conflits, d’amour.
Et cela marche ! Quatre cents personnes sont venues entendre Michel Zink.
Le fils du poète dialectal sundgauvien Georges Zink (sur la photo, il montre le livre de son père), devenu universitaire mondialement connu et auteur d’une vingtaine de livres soucieux de pédagogie, nous montre le chemin. Merci, cher prestigieux confrère !
Bernard Reumaux

 

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